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22/02/2013 06:16 EST | Actualisé 24/04/2013 05:12 EDT

Accusation d'espionnage: l'Iran dément toute "action illégale" au Nigeria

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a démenti vendredi toute "action illégale" de Téhéran au Nigeria, après l'annonce par ce pays de l'arrestation de trois Nigérians accusés d'espionnage au profit de l'Iran, ont rapporté les médias iraniens.

Hossein Amir-Abdollahian a "rejeté les informations des médias nigérians et occidentaux à propos des activités illégales de la République islamique au Nigeria".

Il a ajouté que les relations entre les deux pays étaient "en plein développement" et a demandé que "les responsables des deux pays ne permettent pas que ce genre d'accusations soient proférées", selon la presse iranienne.

Mercredi, la police secrète nigériane a rendu publique l'arrestation d'un religieux musulman et de ses deux complices accusés d'être des espions d'envergure de l'Iran au Nigeria.

Abdullahi Mustapha Berende a été arrêté en décembre 2012 "pour son implication active dans l'espionnage et les activités terroristes", a déclaré la porte-parole de la Sécurité d'Etat, Marilyn Ogar, en précisant qu'il était accusé d'avoir créé une "cellule terroriste" dans le sud-ouest du Nigeria.

M. Berende aurait accompli un entraînement en Iran, et ses soutiens iraniens lui auraient demandé de "rassembler des renseignements sur les lieux publics et les grands hôtels fréquentés par des Américains et des Israéliens afin de faciliter des attentats", a-t-elle précisé.

Il aurait indiqué à ses protecteurs iraniens que l'ancien dictateur Ibrahim Babangida et l'ancien dirigeant des musulmans du Nigeria, Ibrahim Dasuki, constituaient des cibles d'attentats qui pourraient "déstabiliser l'Occident", a ajouté Mme Ogar.

M. Berende a démenti toute implication dans des activités d'espionnage ou liées au terrorisme, mais aurait reconnu avoir recherché des renseignements sur des personnalités et des institutions, parmi lesquelles l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et le Centre culturel juif de Lagos, selon Mme Ogar.

sgh/cco