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21/02/2013 09:56 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Yémen: le président s'engage à organiser des élections dans un an

Le président Abd Rabbo Mansour Hadi s'est engagé jeudi à organiser dans un an des élections, assurant vouloir faire entrer le Yémen dans une "nouvelle ère de stabilité", dans un discours à l'occasion du premier anniversaire de son accession au pouvoir.

"Je m'engage devant le peuple yéménite à continuer à réaliser les objectifs du changement pour lequel des millions de nos jeunes se sont soulevés (...) et à organiser en février prochain les élections à l'ombre d'une nouvelle Constitution qui fera entrer notre pays dans une nouvelle ère de stabilité", a déclaré le chef de l'Etat.

M. Hadi a été élu le 21 février 2012 à la tête de l'Etat pour une période intérimaire de deux ans, en vertu d'un accord de transition qui a permis le départ du président contesté Ali Abdallah Saleh, après un soulèvement populaire de plus d'un an.

Le chef de l'Etat a fixé au 18 mars la date du lancement d'un dialogue national visant à élaborer une nouvelle Constitution et à préparer des élections législatives et présidentielle en février 2014.

M. Hadi est confronté à de nombreux obstacles, notamment les exigences des séparatistes sudistes, l'influence persistante des partisans de M. Saleh et l'insécurité due au renforcement de la présence d'Al-Qaïda dans le pays.

Quatre personnes, dont trois militants séparatistes, ont été tués jeudi lors de heurts avec la police à Aden, où se tenaient deux manifestations rivales, l'une organisée par les autonomistes sudistes et l'autre par les islamistes soutenant M. Hadi.

Le chef de l'Etat a dénoncé dans cette perspective "les appels à la lutte armée, qui vont provoquer la perte de la cause sudiste", dans une allusion aux partisans du dirigeant sudiste sécessionniste Ali Salem Al-Baïd.

Il a accusé "un Etat" de "financer et d'armer" les séparatistes sudistes, en faisant référence à l'Iran.

La tendance dure du Mouvement sudiste, dirigée M. Al-Baïd, réclame la sécession du Sud et refuse de prendre part au dialogue national.

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