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21/02/2013 04:19 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Protéger la fiscalité des riches, l'idée qui soude les républicains (Obama)

Le président Barack Obama a déploré jeudi que ses adversaires républicains veuillent à tout prix protéger les acquis fiscaux des plus aisés, obstacle selon lui à la conclusion d'un accord pour éviter la cure d'austérité qui se profile début mars aux Etats-Unis.

"Je pense que leur conception fondamentale est que rien ne peut justifier l'idée d'augmenter les impôts des personnes et des entreprises les plus riches", a déclaré le président lors d'un entretien à l'émission de radio du révérend Al Sharpton, l'un des principaux porte-voix de la communauté noire.

Les républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants, "préfèreraient voir se produire ces coupes qui pourraient ralentir la reprise, plutôt que de (supprimer) des niches fiscales", a ajouté le président.

La question des dépenses et du déficit continue de diviser Washington, après l'accord partiel sur le "mur budgétaire" arraché le 1er janvier. Un certain nombre de questions avaient été laissées en suspens, grâce à un report de deux mois de l'échéance sur les coupes à opérer dans les dépenses publiques.

Faute d'accord, une cure d'austérité va se mettre en place à partir du 1er mars, et des centaines de milliers d'emplois publics et parapublics pourraient être menacés.

Les républicains, frustrés du compromis du Nouvel An qui prévoit une hausse d'impôts pour les plus riches, exigent de profondes réductions des dépenses, en particulier des budgets sociaux, et refusent toute hausse supplémentaire de la fiscalité.

"C'est ce qui soude leur parti à l'heure actuelle", a estimé M. Obama.

Mais "quand on regarde les sondages, 75% des Américains sont d'accord avec moi sur le fait que la façon de réduire de manière raisonnable nos déficits est de combiner des réductions dans les dépenses et des hausses des recettes fiscales, et si nous étalions cela sur plusieurs années, cela n'aurait pas de conséquences néfastes pour notre économie", a argumenté le dirigeant démocrate.

"Malheureusement, je pense que les républicains, à l'heure actuelle, sont tellement arc-boutés sur leur credo de ne jamais augmenter les impôts qu'il leur devient difficile de voir la solution qui s'impose d'elle-même", a encore assuré M. Obama.

tq/sam