DIVERTISSEMENT
21/02/2013 09:44 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Montréal en lumière 2013: Les Murs du nord de Catherine Durand (ENTREVUE)

J-F Cyr

MONTRÉAL - En septembre, Catherine Durand laissait paraître un cinquième album intitulé Les murs blancs du nord, inspiré par la symbolique des grands espaces de neige, de soleil et de vent. Elle expliquait même qu'un voyage en Islande avait grandement nourri le processus créatif. À la fin février, voilà que cet esprit hivernal s'avère idéal pour une rentrée montréalaise dans le cadre du festival Montréal en lumière.

Depuis la sortie de son disque, Catherine Durand a offert quelques spectacles dans les villes de l'Assomption, Saint-Jean-sur-Richelieu et Coteau-du-Lac. Des performances qui ont permis de roder le spectacle et de s'ajuster à son nouvel album, qui se veut différent de ses précédents encodés.

«J'ai fait beaucoup de folk-rock au cours de mes 15 années de carrière, c'est vrai. Ce sont des chansons (un rendu plus feutré, enveloppant) différentes, que je dois livrer autrement. Ne serait-ce que pour l'arrivée du piano et des claviers qui sont un peu partout sur l'album, instruments avec lesquels j'ai rarement travaillé auparavant.»

Avec le désir avoué d'aller ailleurs pour l'album Les murs blancs du nord, l'auteure-compositeure-interprète s'est associée à deux nouveaux musiciens, c'est-à-dire le percussionniste et batteur Robbie Kuster (Patrick Watson) et le claviériste François Lafontaine (Karkwa, Marie-Pierre Arthur). Ce dernier lui aurait notamment permis de trouver de jolies textures sonores assez planantes qui conviennent bien à ce monde atmosphérique et douillet qu'elle recherchait.

Quant à son fidèle comparse Jocelyn Tellier, qui avait assuré la réalisation de trois de ses albums, il était de nouveau à la barre avec l'objectif de s'éloigner du territoire rock pour explorer des ambiances «plus légères, vaporeuses et éthérées».

Un autre son sur scène ?

«Musicalement, les changements sur le disque sont évidents. Mais pour la scène, je continue quand même de faire grosso modo ce que j'ai toujours fait durant mes 15 années de carrière. J'ai d'ailleurs pris du recul par rapport à l'enregistrement des Murs blancs. J'ai changé de petites choses. Chose certaine, les arrangements sont plus musclés en show que sur l'album. Cette énergie folk-rock (on associe généralement l'artiste au genre musical) est plus palpable en salle. Je laisse aussi beaucoup de place aux musiciens, qui peuvent y aller de solos ou de petites surprises à l'occasion. Je me laisse moi-même plus de liberté.»

Pour les prochains concerts (la tournée prendra de l'ampleur dès le mois de mars), Catherine Durand misera toujours sur sa guitare, qui est bien présente sur le disque. Les spectateurs doivent juste s'attendre à de nouvelles sonorités, de nouvelles envolées, parfois plus lourdes, mais la plupart du temps guidées par un doigté plus posé et délicat.

«L'album Les murs blancs du nord (qu'elle jouera dans son intégralité) sera livré assez tel quel, explique Catherine Durand. Quant aux quelques chansons incontournables de mon répertoire, comme Le temps presse et Cœurs migratoires, on va s'amuser un peu plus. On jouera un peu avec les arrangements, sans toutefois changer les mélodies.»

Selon la chanteuse, l'événement Montréal en lumière cadre parfaitement avec ce concert qu'elle donnera dans la métropole: «Le festival a pris du galon. Je pense que ce sera particulièrement beau cette année. J'ai voulu mettre le paquet. J'ai engagé un éclairagiste tout spécial pour ce spectacle qui proposera de jolis jeux de lumière (elle parle avec enthousiasme et ironie de ces moving lights qu'elle utilisera pour la première fois).»

Le 27 février, à l'Astral, Catherine Durand sera accompagnée de trois musiciens de talent. Justin Allard à la batterie, Denis Faucher aux claviers et Jocelyn Tellier aux guitares et à la basse.