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21/02/2013 05:42 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

L'ex-premier ministre de la Tunisie refuse de diriger le nouveau gouvernement

TUNIS, Tunisie - Le parti islamiste Ennahda a annoncé jeudi que l'ancien premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, avait refusé de prendre la direction du nouveau gouvernement de coalition.

La formation, qui dirige actuellement la Tunisie, a dressé une liste d'autres candidats potentiels mais ces derniers semblent tous issus de sa faction la plus radicale, ce qui diminue les chances de sortir rapidement le pays de l'impasse politique où il se trouve.

M. Jebali, qui a agi comme premier ministre pendant plus d'un an, a démissionné mardi après qu'Ennahda, son propre parti, se soit opposé à ses efforts pour régler la crise en mettant en place un gouvernement de technocrates.

Dans un communiqué, la formation a indiqué qu'elle avait amorcé des consultations et des discussions avec ses partenaires afin de pouvoir soumettre un nom au président d'ici la fin de la semaine.

Citant le porte-parole d'Ennahda, l'agence de presse TAP a rapporté que quatre ministres de l'ancien gouvernement étaient maintenant en lice pour le poste.

Selon les médias tunisiens, il s'agit du ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, du ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, du ministre de la Santé, Abellatif Mekki, et du ministre de l'Agriculture, Ben Salem.

Le remplacement des deux premiers était un sujet de conflit entre Ennahda et les deux partis laïcs avec qui il forme le gouvernement de coalition.

La Tunisie est en crise depuis le meurtre du politicien de gauche Chokri Belaïd survenu le 6 février, qui a provoqué plusieurs manifestations antigouvernementales.

Le pays a donné le coup d'envoi au printemps arabe en renversant l'ex-président Zine el-Abidine Ben Ali et sa transition vers la démocratie est surveillée de près par la communauté internationale.

Après sa démission, Hamadi Jebali avait déclaré qu'il reprendrait ses fonctions seulement s'il avait la possibilité de mettre sur pied un gouvernement ouvert à tous les partis.

Mais les éléments les plus radicaux d'Ennahda ont refusé de traiter avec certains partis de l'opposition, dont la formation de centre-droit L'Appel de la Tunisie, qui comprend beaucoup de membres de l'ancien régime.