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21/02/2013 11:35 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Les États-Unis et l'Iran en trève

Malgré les chicanes poltiques et diplomatiques, Iraniens et Américains s'unissent pour tenter de ramener la lutte dans le programme olympique des Jeux de 2020. 

L'Iran et les États-Unis ont cessé toute relation diplomatique depuis 30 ans. La tension entre les deux pays est vive depuis la révolution islamique de 1979 et la prise d'otages à l'ambassade américaine l'année suivante. Depuis, c'est le programme nucléaire iranien qui attise la chicane : les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, sous couvert de ce programme civil, ce que Téhéran dément.

La disparition de la lutte du programme olympique a rapproché les deux pays, qui observent une sorte de trève olympique. 

« L'Iran est une des grandes nations de lutte, et nous avons besoin de son soutien et de celui de la Russie pour conserver la lutte aux Jeux, et cela va au-delà de la politique », a affirmé Rich Bender, directeur exécutif de la fédération américaine de lutte, de passage à Téhéran, et cité par l'agence ISNA.

Le représentant américain était de passage en sol iranien pour une cérémonie à l'occasion de la Coupe du monde de lutte libre (hommes) disputée jeudi et vendredi à Téhéran.

Le patron de la fédération iranienne de lutte, Hojatollah Khatib, a également espéré que cette « unité sans précédent » permettrait de faire changer les choses. 

Le 12 février, le comité exécutif du CIO a décidé d'évincer la lutte du noyau dur des sports qui composeront le programme olympique des Jeux de 2020. Ce qui force la Fédération internationale de lutte (FILA) à postuler à nouveau pour la seule place restant à prendre, convoitée par sept autres sports.

L'Iran doit à la lutte 37 de ses 60 médailles olympiques depuis sa première participation aux Jeux en 1948. La lutte, déjà pratiquée lors des jeux Olympiques antiques, est au programme des Jeux modernes depuis leur création à Athènes en 1896.