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21/02/2013 04:23 EST | Actualisé 22/04/2013 05:12 EDT

Les deux candidats à l'élection présidentielle à Chypre

Deux candidats s'affrontent dimanche au second tour de l'élection présidentielle à Chypre. Nicos Anastasiades, qui a obtenu 45,46% au premier tour, est donné grand favori face à Stavros Malas (26,91%).

- Nicos Anastasiades, 66 ans, Disy, droite

Né le 27 septembre 1946, cet avocat de formation mais politicien de carrière est membre fondateur du parti de droite Disy.

Faisant campagne sous le slogan "La crise a besoin d'un leader", il s'est présenté comme le candidat le plus sûr, jouissant de la confiance des dirigeants européens pour faire face à la dette publique et redresser l'économie de l'île, plombée par la crise grecque. Il a promis de vastes réformes économiques en cas d'élection.

Député sans interruption depuis 1981, il a pris la tête de son parti, Disy, en 1997, y faisant taire les voix dissidentes.

En 2004, il avait cependant été vivement critiqué au sein même de sa formation pour avoir soutenu le plan de réunification de l'île négocié sous l'égide de l'ONU, accepté par les Chypriotes-turcs au Nord mais largement rejeté par référendum par les Chypriotes-grecs au Sud.

Depuis, il s'est un peu distancé de cette position, en particulier pour obtenir le soutien du parti de centre-droit Diko, fermement opposé au plan.

Il prône désormais un consensus politique pour mettre fin à la division de l'île, coupée en deux depuis l'invasion turque en 1974, mais ne semble pas avoir de stratégie claire dans ce dossier.

M. Anastasiades a toujours mis en avant ses liens étroits avec le Parti populaire européen (PPE) et la chancelière allemande Angela Merkel lui a apporté son soutien en janvier lors d'une réunion du PPE à Chypre.

Homme de poigne et pragmatique, il s'est forgé une réelle popularité.

Il est marié et père de deux filles.

- Stavros Malas, 45 ans, indépendant, soutenu par les communistes

Né le 10 juin 1967, ce titulaire d'un doctorat en génétique obtenu à Londres, est un nouveau venu en politique.

M. Malas est entré en politique en août 2011 lorsqu'il a été nommé ministre de la Santé. Il a quitté le poste 18 mois plus tard pour se lancer dans la course présidentielle.

Il s'est présenté sous l'étiquette d'"indépendant" mais est soutenu par le parti communiste Akel, dont est issu le président sortant Demetris Christofias, devenu très impopulaire en cinq ans de mandat.

M. Malas est considéré comme n'ayant pas assez d'expérience politique pour résoudre le problème de la division de l'île et conclure un accord avec les bailleurs internationaux pour un plan de sauvetage de l'île.

Il estime que ce plan actuellement en négociation avec le FMI, l'UE et la Banque centrale européenne doit être "respecté", et s'est dit prêt à envisager des privatisations, ce à quoi le gouvernement sortant était très réticent.

Mais d'une façon générale, il est hostile à des mesures d'austérité trop sévères.

Son manque d'expérience et savoir-faire en politique, ainsi que son association avec le parti Akel, sont son talon d'Achille.

Né dans la région de Famagouste, dans le nord-est de l'île, il est devenu un "réfugié" dans le Sud en 1974, après l'invasion du Nord par l'armée turque.

Son père était un proche de l'archevêque Makarios, le premier président de Chypre.

M. Malas est marié et père de quatre enfants.

str/vl/feb

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