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21/02/2013 01:47 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Le Liban lance une étude sur les réserves d'hydrocarbures sur son sol

Le Liban a lancé jeudi une étude sismique sur les réserves d'hydrocarbures se trouvant sur son sol et qui pourrait, selon le ministre de l'Energie et des Ressources hydrauliques Gebrane Bassil, transformer son pays en un centre pétrolier régional.

"Compte tenu des perspectives très encourageantes en offshore, la prochaine étape consistera à effectuer des sondages sur le sol libanais. C'est la continuation des gisements hydrocarbures se trouvant au fond de la mer", a confié le ministre aux journalistes à Beyrouth.

"Le Liban a aussi initié plusieurs +projets intermédiaires+ qui pourraient faire du pays un hub pétrolier régional, permettre de diversifier nos ressources d'hydrocarbures et réduire notre dépendance énergétique et la facture pétrolière" a-t-il ajouté. Le secteur intermédiaire (midstream) consiste au transport, stockage et au marketing des différents produis gaziers et pétroliers.

Le gouvernement a déjà fait adopter une loi sur le pétrole offshore et a mené des études sismiques dans ses eaux territoriales mais le lancement d'une étude sur l'onshore est une nouvelle étape.

En visite à Beyrouth, le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a participé au lancement de l'étude qui va être menée par une firme britannique Spectrum.

"Il s'agit d'une période très importante pour le peuple libanais vu qu'il y a un consensus national sur la manière dont les revenus de gaz et du pétrole doivent être dépensés", a confié M. Hague aux journalistes.

"Ces revenus, s'ils sont bien gérés, représentent des opportunités incroyables pour le Liban car cela va lui permettre de s'attaquer à son déficit, tout en développant les infrastructures dans les domaines de l'eau, de l'électricité et des transports", a-t-il dit

Le Liban connaît depuis des année de coupures drastiques de courant en raison des infrastructures obsolètes dues à la guerre civile de 1975-1990 et à la corruption.

La présence de gisements offshore a créé des tensions avec Israël, les deux pays techniquement en guerre n'ayant pas de frontières formelles et étant en désaccord sur le tracé de la frontière maritime.

La zone disputée porte sur des réserves énergétiques estimées à plusieurs milliards de dollars.

"Il y a des frontières maritimes disputées et il faut résoudre certaines difficultés mais assurément cela ne va pas stopper les travaux préparatoires d'extraction, ni la recherche de gisements", a commenté M. Hague.

"Les compagnies britanniques peuvent être impliquées dans dans les recherches et je les encourage à le faire".

Le Liban a été très lent à se lancer dans l'exploitation de ses ressources maritimes en comparaison à d'autres pays méditerranéens comme Israël, Chypre et la Turquie.

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