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21/02/2013 11:30 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Le Canadien a-t-il manqué d'énergie ou péché par excès de confiance?

MONTRÉAL - Comment diable une équipe qui mène 2-0 et qui maîtrise totalement ses rivaux, comme un chat bien repu s'amuse avec une souris, peut s'effondrer de la sorte, et perdre.

L'entraîneur du Canadien Michel Therrien a attribué la situation à un manque d'énergie.

«J'estime que les gars sont en forme pour jouer pendant 60 minutes», a affirmé le gardien Carey Price.

Ayant bénéficié d'une journée de congé mercredi, le Tricolore livrait un troisième match en quatre soirs, un sixième en 10 jours.

Price a plutôt soutenu que le vent a tourné après le deuxième but des Islanders, à 16:57 de la deuxième période.

Se peut-il également que le CH ait péché par excès de confiance?

Oui, croit le vétéran défenseur Francis Bouillon, qui craignait l'affrontement contre les Islanders avant la mise en jeu initiale.

«Après la première période, on pensait que ce serait facile pendant 60 minutes et on s'est fait jouer un tour, a-t-il affirmé. Les pénalités nous ont encore fait mal. Ce sont des pénalités qu'on tue habituellement. Ce n'est pas qu'on en a eu trop. On s'est fait jouer un tour, mais il faut tourner la page. On a laissé filer un gros point, mais il faut se préparer en vue du match de samedi.»

La thèse du surplus de confiance a été rejetée par Max Pacioretty dans un autre coin du vestiaire.

«Je ne pensais pas à notre séquence de succès et je crois qu'aucun de mes coéquipiers y pensaient. Nous jouons les matchs un à la fois, sans arrière-pensée. Il s'agit tout simplement d'un effondrement de notre part.»

L'ailier américain a parlé d'un sentiment de panique qui a gagné les joueurs en troisième période.

«Il nous fallait respecter le plan et tenter de passer le plus de temps possible dans leur zone. Au lieu de ça, on a joué sur les talons et on a écopé des pénalités. Ça leur a donné de l'énergie.»

Personnellement, Pacioretty a accepté une partie du blâme en avançant qu'il aurait dû en faire davantage en échec-avant.

«La meilleure défense c'est l'attaque, et je dois être meilleur en échec-avant. Je n'ai pas pu le faire de façon efficace en troisième période.»

Le trio au sein duquel il évolue avec David Desharnais et Erik Cole a connu de beaux moments. Mais c'était une bien mince consolation pour Pacioretty.

«Quand on compte sur vous dans les moments cruciaux des matchs et que vous ne livrez pas la marchandise, c'est un très mauvais sentiment», a-t-il conclu.

Le Canadien va tenter de renouer avec la victoire, samedi, à l'occasion de la visite des Rangers de New York. Mardi, le CH a vaincu les Rangers 3-1 à New York.