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21/02/2013 06:22 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

La retraite attendra...

Le patineur de vitesse sur courte piste François-Louis Tremblay a échoué à ses deux sélections nationales et n'a pris part à aucune épreuve internationale cette saison. Oubliez toutefois la retraite pour l'athlète de 32 ans.

« Tout le monde cherche le scoop, affirme le natif d'Alma. On me demande souvent : vas-tu annoncer quelque chose? Laissez-moi tranquille avec ça. Je vais vous l'annoncer [la retraite] quand ce sera décidé. En attendant, j'ai encore l'objectif de Sotchi en tête. »

Pourtant, il n'a pas participé au circuit de la Coupe du monde cette saison. Pendant que ses coéquipiers préparent leurs valises pour les Mondiaux en Hongrie, il prépare sa sélection nationale à Montréal.

« Ce n'est pas quelque chose de le fun, ajoute le patineur. Moi, je ne m'entraîne pas pour faire des coupes élites au Québec, ce n'est pas mon but. »

Il s'agit d'une tâche ardue quand on a touché le sommet. François-Louis Tremblay compte cinq médailles olympiques. Il est l'athlète le plus décoré des Jeux d'hiver avec Marc Gagnon.

...mais elle se pointe à l'horizon

Il avoue cependant avoir songé à accrocher ses patins.

« C'est sûr que ça te passe par la tête, confie Tremblay. À l'âge que tu es rendu, avec toutes les médailles que j'ai accumulées dans ma carrière, je me dis : est-ce que je continue pour me faire souffrir comme ça? C'est quand même émotionnellement difficile à vivre, des échecs comme ça. »

Cette réflexion relevait tout de même de l'émotion. Le goût du sport est vite revenu.

« Ça ne fait pas partie de mon quotidien de me dire que je suis le plus grand médaillé. Je continue parce que j'aime ça. Justement quand je vois le sport avancer, ça me dérange de savoir que je n'ai pas évolué en même temps. »

Campbell en renfort

François-Louis Tremblay peut compter sur son entraîneur Derrick Campbell pour retrouver son aplomb et atteindre son objectif.

« Le sport change, les règles aussi ont changé, explique son entraîneur. Il doit s'y adapter. »

Ce sera d'ailleurs son plus grand défi pour la grande sélection olympique en août prochain.

Le patineur croit en ses chances, Derrick Campbell aussi en raison de l'expérience de son poulain et de son habileté à performer aux Jeux.

Si ça ne marche pas, Tremblay focalisera ses énergies sur l'école. Mais pour l'instant, il n'est pas question de le pousser vers la sortie.

« Je ne suis pas capable de me convaincre que c'est fini tant et aussi longtemps que j'aurai la profonde conviction que c'est encore possible, conclut le patineur. »

C'est ce qu'on appelle aller au bout de son rêve.

(D'après un reportage de Diane Sauvé)