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21/02/2013 05:17 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Explosion d'une voiture piégée à Damas: plusieurs morts et blessés (agence)

Un "grand nombre" de civils ont été tués et blessés dans un attentat à la voiture piégée jeudi près du siège du parti Baas au pouvoir dans le centre de Damas, a annoncé l'agence officielle Sana.

La chaîne officielle d'informations syrienne en continu Al Ekhbariya a affirmé qu'il s'agissait d'un attentat suicide et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état "de dizaines de morts et de blessés civils" et de "victimes parmi les forces des sécurité".

"L'explosion terroriste a causé la mort et a blessé un grand nombre de civils et d'importants dégâts matériels", a précisé l'agence Sana, en reprenant la terminologie officielle qui désigne les rebelles par "terroristes".

Selon Al Ekhbariya, parmi les blessés figurent des enfants car "une école se trouve à proximité" du lieu de l'explosion survenue le matin dans le quartier de Mazraa.

Des images diffusées par la télévision du lieu de l'attentat montraient plusieurs voitures détruites et en feu, dont une totalement retournée, une épaisse fumée noire et au moins deux corps d'hommes ensanglantés gisant par terre, vraisemblablement morts.

Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes. L'explosion a également endommagé les immeubles alentour.

Un policier sur place a indiqué que la voiture piégée avait explosé sur la Place du 16 novembre, près de la mosquée al-Imane où se trouve le siège du parti Baas, au pouvoir en Syrie depuis un demi-siècle.

La journaliste de l'AFP qui s'est rendue sur place a entendu la sirène des ambulances et des tirs d'armes automatiques, alors que les routes étaient bloquées.

Selon l'OSDH, une ONG qui bénéficie d'un large réseau de militants et médecins à travers la Syrie, deux autres voitures piégées ont explosé à proximité de deux postes des services de sécurité dans la quartier de Barzé, dans le nord de la capitale.

Plusieurs attentats meurtriers ont frappé la capitale syrienne, visant notamment les bâtiments gouvernementaux, de renseignements ou de la sécurité ces derniers mois, dont plusieurs ont été revendiqués par les rebelles islamistes.

Le dernier attentat à la voiture piégée à Damas remonte au 4 janvier, quand 11 personnes dont des enfants ont été tuées dans un quartier du nord de la capitale.

La Syrie a basculé dans la guerre civile après la militarisation du mouvement de contestation violemment réprimé par le régime depuis son lancement en mars 2011. Les combats opposent désormais les soldats à des déserteurs aidés par des civils ayant pris les armes mais aussi des jihadistes venus de l'étranger. Le conflit a fait plus de 70.000 morts selon l'ONU.

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