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21/02/2013 05:17 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Europa League - Héroïque, Bordeaux franchit l'obstacle Kiev

Bordeaux, bousculé comme rarement par une belle équipe du Dynamo Kiev mal récompensée, s'est qualifié jeudi en passant par la petite porte et une victoire ultraréaliste (1-0) pour les 8e de finale de la Ligue Europa où il retrouvera les Portugais de Benfica.

Et s'il n'en reste qu'un... Quatre jours après le funeste passage de l'OL (0-4), éliminé deux heures plus tôt par Tottenham, les Girondins seront donc les derniers représentants français dans cette épreuve qui n'a jamais réussi aux clubs tricolores.

Mais que ce fût dur pour les partenaires de Carrasso, capitaine d'un soir décisif à de nombreuses reprises, notamment sur une reprise de Yarmolenko (21) qui aurait pu calmer les espoirs locaux.

Dans ce match copie conforme du match aller, les Girondins ont une nouvelle fois subi la supériorité du bloc ukrainien, dominateur dans tous les secteurs, faisant parfois penser à un rouleau compresseur, la bonne finition en moins.

Il y a une semaine, les hommes de Blokhine ont eu les opportunités pour faire la différence face à des Bordelais privilégiant le siège défensif et priant pour avoir une petite miette à se mettre sous la dent.

En Ukraine, le scénario avait fonctionné à merveille avec un missile du gauche d'Obraniak valant de l'or. Cette fois, c'est un corner de Trémoulinas, dévié à deux reprises, qui retombait dans les pieds de Diabaté, seul aux six mètres, qui n'avait plus qu'à ajuster Koval (1-0, 41).

Dans les travées clairsemées de Chaban-Delmas, ça sentait bon le "hold-up à la maison". Et sur son banc, Blokhine pouvait maugréer devant la tournure des événements, ce n'était visiblement pas l'heure de son Dynamo, encore plus conquérant et dangereux après la pause, avec la rentrée d'Ideye, mais n'arrivant pas à forcer complètement le verrou aquitain.

Il y avait toujours un pied, une tête, bref de la solidarité pour protéger ce pécule inespéré. Quand ce n'était pas la chance à l'image de cette tête d'Haruna, suite à une montée rageuse de Taiwo, frôlant le cadre de Carrasso battu (67).

Balayés par Lyon, baladés par Kiev, le destin avait choisi de ne pas enterrer les Girondins à quatre jours d'intervalle.

rap/pid