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21/02/2013 11:47 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Centrales électriques : les libéraux accusés à nouveau de camouflage

Alors que le gouvernement ontarien avait affirmé, en octobre dernier, avoir rendu publique toute l'information disponible sur la coûteuse annulation de projets de centrales au gaz naturel à Oakville et à Mississauga, pas moins de 600 pages supplémentaires de documentation ont fait surface jeudi matin.

Le nouveau ministre de l'Énergie, Bob Chiarelli, en a fait l'annonce juste avant la période des questions à Queen's Park. Le ministre souligne que les documents proviennent de l'Office de l'électricité de l'Ontario et qu'ils doivent être rendus « dès que possible » jeudi après-midi.

M. Chiarelli a par ailleurs demandé à l'Office de s'expliquer publiquement sur le fait que cette correspondance n'avait pas été identifiée au cours des derniers mois. Le PDG de l'agence provinciale doit rencontrer la presse à 13 h jeudi.

C'est la deuxième fois que des documents supplémentaires font surface depuis le mois d'octobre dernier.

Les libéraux ont admis l'an dernier que l'annulation des deux projets avait coûté 230 millions de dollars en ruptures de contrat, notamment. Les partis d'opposition affirment que le montant est beaucoup plus élevé.

L'opposition soutient par ailleurs que le gouvernement a annulé les projets à Oakville et à Mississauga respectivement avant et durant la dernière campagne électorale, pour sauver les sièges de députés libéraux.

Motion d'outrage

Le gouvernement fait face à une nouvelle motion d'outrage à la législature de la part des conservateurs qui accusent les libéraux d'avoir tenté de cacher la vérité dans le dossier de l'annulation des deux projets de centrales.

La première ministre Wynne a affirmé, jeudi, que ce retard dans le dévoilement de documents était « malheureux », mais qu'il s'agissait d'un « processus en cours ». Elle a expliqué durant la période des questions qu'il était question de documents électroniques, plus difficiles à identifier qu'une boîte de rapports, par exemple.

La chef du NPD, Andrea Horwath, a répondu que le gouvernement n'avait plus aucune crédibilité à ce sujet. « Pourquoi les Ontariens devraient-ils vous croire maintenant? », a-t-elle demandé. Mme Horwath a redemandé une enquête publique dans le dossier.

La député conservatrice Christine Elliott a affirmé que la situation était « outrancière » et que le gouvernement avait affirmé faussement à deux autres reprises dans le passé que tous les documents avaient été rendus publics. Les conservateurs demandent des élections.

Le président de l'Assemblée législative avait accepté, mercredi, de ressusciter la motion d'outrage à la législature contre les libéraux. Une motion similaire avait été annulée à la suite de la prorogation des travaux à l'Assemblée législative, en octobre dernier, par le premier ministre démissionnaire, Dalton McGuinty. Les partis d'opposition l'avaient accusé à l'époque de tenter d'étouffer un scandale.

Un comité parlementaire doit maintenant débattre de la motion conservatrice.