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21/02/2013 03:02 EST | Actualisé 23/04/2013 05:12 EDT

Armes aux USA: Biden met en garde les élus contre le coût de l'inaction

Le vice-président Joe Biden a mis en garde jeudi les élus du Congrès qui refuseraient un encadrement plus strict de la circulation des armes à feu, affirmant qu'ils en paieraient le prix politique et moral car "les Etats-Unis ont changé".

M. Biden, qui s'exprimait à Danbury dans le Connecticut (nord-est), à 20 km de l'école Sandy Hook de Newtown où 20 jeunes enfants et six membres de leur encadrement ont été tués par balles par un déséquilibré en décembre, a défendu les propositions de l'administration du président Barack Obama, dont une interdiction à la vente des armes d'assaut et des chargeurs d'une capacité supérieure à dix balles.

Le vice-président, qui siégea au Sénat de 1973 à 2009, avait été l'un des rédacteurs d'une loi sur l'interdiction des armes d'assaut en 1994, qui avait expiré en 2004 faute de soutien au Congrès, de nombreux élus des deux bords renâclant à l'idée d'être considérés comme hostiles au droit constitutionnel des Américains à s'armer.

Après Newtown, M. Obama avait demandé à M. Biden de diriger la réflexion de l'administration pour réduire la violence par armes. "Lorsque le président m'a appelé (...) il m'a dit que je n'avais pas à le faire si je ne voulais pas", a révélé M. Biden.

"Et la façon dont il l'a dit reflétait l'idée communément admise dans la politique américaine aujourd'hui (...) que si vous vous lancez dans cela, vous le paierez cher", a ajouté le vice-président.

"Mais ce que je dis à mes collègues (du Congrès), c'est que si vous êtes inquiets de votre survie politique, ne devriez-vous pas l'être par la survie de nos enfants? Et vous savez quoi, je suis persuadé que cela coûtera plus cher à ceux qui refusent d'agir, parce que les Etats-Unis ont changé sur ce dossier", s'est-il écrié. "Vous devriez savoir qu'il y a un prix moral à payer pour l'inaction".

De nombreux républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, et certains démocrates d'Etats ruraux, ainsi que le puissant lobby des armes NRA, sont hostiles aux propositions de l'administration Obama.

"Si vous voulez voter contre, c'est votre choix. Mais ces propositions méritent un vote", avait insisté M. Obama le 12 février, lors de son discours sur l'état de l'Union.

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