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21/02/2013 02:39 EST | Actualisé 22/04/2013 05:12 EDT

Amphithéâtre : la Ville attend toujours le feu vert de l'AMF

Le Ville de Québec attend impatiemment le feu vert de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour le contrat d'acier octroyé en principe à l'entreprise ADF de Terrebonne pour le futur amphithéâtre.

Le maire Régis Labeaume croit que si l'AMF ne donne pas son aval à ce contrat d'ici lundi, il y aura des retards dans la construction de l'amphithéâtre de Québec.

En vertu de la nouvelle loi sur les contrats publics, l'AMF doit désormais donner son aval aux contrats de plus de 40 millions de dollars.

Le porte-parole, de l'Autorité des marchés financiers Sylvain Théberge, mentionne que la compagnie qui obtient un contrat doit remplir un formulaire de demande d'autorisation qui sera évalué et approuvé par l'AMF après des vérifications. Cette démarche peut prendre environ une quarantaine de jours. ADF confirme qu'elle a envoyé ce formulaire à l'organisme de contrôle à la fin janvier.

La compagnie de Terrebonne doit attendre cette autorisation avant de commencer le travail. « Il faut que l'entreprise puisse commander son acier, puisse également commencer à dimensionner ses poutres et ses colonnes. Mais puisqu'ils n'ont pas encore le contrat officiellement, ils ne peuvent pas commander leur acier », soutient François Picard, responsable du projet à la Ville.

M. Picard admet que ces délais suscitent une certaine inquiétude. Si jamais l'attente se poursuit, les coûts supplémentaires pourraient être absorbés par le budget de l'amphithéâtre.

Au début de février, la Ville de Québec a choisi la compagnie de Terrebonne pour réaliser la structure d'acier de l'amphithéâtre. Avec une soumission de près de 47 millions de dollars, ADF était le plus bas soumissionnaire qui répondait aux critères. La Ville avait évalué ce contrat à 48 millions de dollars.

Les travaux d'excavation plus chers

Par ailleurs, la Ville de Québec fait face un dépassement de coûts de 875 000 $ pour les travaux d'excavation et la pose de pieux.

La Ville savait qu'en lançant les travaux avant même de connaître le résultat des études sismiques, elle pouvait se retrouver dans cette situation.

La Ville puisera cette somme à même son fonds de réserve, de l'argent mis de côté pour faire face aux imprévus. « On reste à l'intérieur du budget parce que ce sont des choses qu'on avait prévu qui pouvaient arriver », explique Jean Rochette.

La conclusion des études sismiques a obligé la Ville à renforcer les assises du bâtiment en ajoutant des pieux et des poutres horizontales afin que les fondations puissent supporter le poids de la structure de l'amphithéâtre.

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