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21/02/2013 04:05 EST | Actualisé 22/04/2013 05:12 EDT

Alison Redford se prépare à défendre Keystone XL en sol américain

À l'approche de la décision de l'administration américaine sur le projet d'oléoduc Keystone XL, la première ministre albertaine, Alison Redford, a jugé bon de se rendre à Washington pour redorer le blason du projet.

La ministre de l'Environnement de l'Alberta, Diana McQueen, accompagnera Mme Redford lors de ce voyage prévu durant le week-end. Le rôle de la ministre sera de vanter le travail de l'Alberta en matière de protection de l'environnement.

Le projet d'oléoduc Keystone XL de TransCanada, évalué à 7 milliards de dollars, permettrait de transporter du pétrole brut de l'Alberta aux raffineries du golfe du Texas.

Durant le week-end, Mme Redford compte parler à des élus démocrates et républicains lors d'une réunion avec l'Association nationale des gouverneurs (National Governors Association). L'ambassadeur canadien à Washington, Gary Doer, et le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger, seront aussi présents.

Aucune rencontre avec le nouveau secrétaire d'État John Kerry n'est prévue à l'horaire.

Un projet qui sème la controverse aux États-Unis

Lors de son discours sur l'état de l'Union du 12 février, le président américain a affirmé que les élus au Sénat et à la Chambre des représentants auraient à accepter des solutions fondées sur le marché pour s'attaquer au réchauffement climatique, à défaut de quoi il pourrait procéder par décrets, notamment pour accélérer la transition vers l'utilisation d'énergies renouvelables.

Même s'il n'a pas mentionné spécifiquement le projet de pipeline Keystone XL lors de son discours, certains militants écologistes estiment que le président Obama n'a d'autre choix que de bloquer ce projet s'il veut passer de la parole aux actes. Des dizaines de milliers de personnes s'étaient d'ailleurs rassemblées près de la Maison-Blanche dimanche pour manifester contre Keystone XL.

Ceux qui soutiennent ce projet estiment plutôt qu'il s'agit d'un moyen de créer des emplois et d'un pas vers une plus grande indépendance énergétique nord-américaine.