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20/02/2013 12:19 EST | Actualisé 22/04/2013 05:12 EDT

La politique étrangère américaine menacée par les coupes budgétaires (Kerry)

Le secrétaire d'Etat John Kerry a averti mercredi que la politique étrangère des Etats-Unis, la "nation indispensable" et "exceptionnelle", était menacée par des coupes drastiques dans le budget fédéral qui doivent entrer en vigueur le 1er mars.

Le nouveau patron de la diplomatie américaine a réservé son premier grand discours à l'université de Virginie (est) où il a lancé un appel à défendre le budget du département d'Etat, à dix jours du couperet sur des coupes budgétaires automatiques faute d'accord entre démocrates et républicains au Congrès.

"Le plus grand défi de la politique étrangère américaine aujourd'hui n'est pas entre les mains de diplomates mais entre celles des hommes politiques au Congrès", a lancé M. Kerry dans le grand amphithéâtre de l'université devant quelques centaines de personnes.

Cet ancien sénateur et ex-candidat à la présidentielle en 2004, expert des relations internationales et qui est devenu un sceptique de l'interventionnisme militaire, a martelé à l'adresse du Congrès que "déployer des diplomates aujourd'hui est moins cher que de déployer des troupes demain".

Très applaudi, il a exhorté les républicains et les démocrates à "trouver un accord responsable pour éviter ces coupes (budgétaires) insensées".

Mardi, le président Barack Obama avait tapé du poing sur la table à propos du budget de l'Etat fédéral américain et des menaces de coupes dans les dépenses.

"Si le Congrès laisse ce couperet tomber, cela mettra en péril notre capacité militaire à intervenir, et cela sapera les investissements créateurs d'emplois dans l'éducation, l'énergie et la recherche médicale", avait-il prévenu.

"Je suis d'accord avec le président Obama: il n'y a rien dans la bataille budgétaire actuelle qui nous demande de prendre de mauvaises décisions, qui nous oblige à nous retrancher ou à nous retirer. Il est temps de continuer à nous engager. (...) Ce n'est pas une option, c'est une nécessité", a lancé le secrétaire d'Etat.

A quelques jours de son premier voyage à l'étranger --en Europe et au Moyen-Orient--, M. Kerry a insisté: "L'Amérique n'est pas exceptionnelle seulement parce que nous disons qu'elle l'est. Nous sommes exceptionnels parce que nous faisons des choses exceptionnelles".

"Sous la direction du président Obama et avec la coopération du Congrès (...) nous continuerons à ouvrir la voie en tant que nation indispensable", a conclu M. Kerry.

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