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20/02/2013 10:19 EST | Actualisé 22/04/2013 05:12 EDT

La Canadienne Rebecca Marino souffre d'une dépression, s'accorde une autre pause

La Vancouvéroise Rebecca Marino a décidé de mettre sa carrière de joueuse de tennis de côté pour une deuxième fois en moins d'un an, disant qu'elle a perdu sa passion envers le tennis professionnel et ajoutant qu'elle souffrait d'une dépression.

Marino a révélé mercredi qu'elle recevait des traitements contre la dépression, mais a ajouté que ce n'était pas la raison principale derrière sa décision. C'est plutôt qu'elle ne souhaite plus vivre la vie isolée et nomade associée au tennis professionnel.

Âgée de 22 ans, Marino a atteint le 38e échelon du classement de la WTA il y a deux ans. Marino a précisé qu'elle ne prenait pas sa retraite, mais qu'elle n'avait pas encore prévu effectuer un retour au jeu.

«J'ai déjà été classée 38e au classement en simple de la WTA, je suis donc consciente du travail et des sacrifices nécessaires pour y parvenir», a dit Marino aux journalistes lors d'une conférence téléphonique.

«Présentement, je ne crois pas que ça vaille la peine de sacrifier mon bonheur.»

Marino est passée du 192e rang mondial en 2010, au 38e rang un an plus tard.

Lors des Internationaux des États-Unis en 2010, elle avait livré une bataille mémorable à Venus Williams avant de s'incliner dans un match de deuxième tour. L'année suivante, Marino avait atteint la finale du tournoi de Memphis.

Cependant, la Canadienne a disparu de la carte pendant sept mois l'an dernier. Elle a effectué un retour au jeu à l'automne et a remporté un tournoi de niveau Challenger en octobre.

Elle s'est inclinée au premier tour des Internationaux d'Australie en janvier et son classement a chuté au 418e échelon.

Marino a expliqué mercredi qu'elle souffre d'une dépression depuis plusieurs années, mais qu'elle a commencé à subir des traitements seulement depuis sa pause l'an dernier.

«J'ai connu des jours où j'étais incapable de sortir de mon lit», a-t-elle raconté.

«J'ai connu des jours où j'étais incapable de m'habiller. C'est difficile de décrire ce sentiment maussade et ce manque de motivation pour faire quoi que ce soit.

«Je me sens mieux maintenant, mais il y a encore des jours où je n'ai pas la motivation pour me lever. C'est pour ça que j'ai des amis et ma famille et que j'ai un thérapeute afin de m'appuyer et m'aider avec tout ça.»

Marino a commencé à voyager en raison du tennis dès l'âge de 13 ans et a dû étudier par correspondance.

À l'âge de 17 ans, Marino a passé la moitié de l'année en Suisse et, à l'âge de 19 ans, elle a quitté Vancouver afin de pouvoir s'entraîner au Centre national de tennis, à Montréal.

Le fait de vivre loin de ses proches a été difficile pour la jeune femme, qui souffrait d'une dépression sans même le savoir.

En entrevue avec le New York Times, Marino avait déclaré que les critiques sur les médias sociaux étaient parfois difficiles à accepter. Elle a toutefois insisté qu'il ne s'agissait pas de la raison principale derrière sa décision.

«J'ai commencé à souffrir d'une dépression bien avant la cyberintimidation, a-t-elle expliqué mercredi. Ma dépression, elle dure depuis, je dirais six ans.»

Marino a mentionné que Tennis Canada comprenait la situation et l'avait appuyée quand l'entraîneur de l'équipe nationale Sylvain Bruneau avait appris qu'elle souffrait d'une dépression, l'an dernier.