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Critique du Festival mondial du cirque de demain: la fraîcheur du cirque dans toute sa splendeur! (VIDÉOS)

Chaque année, 400 circassiens du monde entier posent leur candidature afin d’être retenus parmi les 25 finalistes du prestigieux Festival mondial du cirque de demain. Du 19 février au 3 mars, plusieurs gagnants de la 34e édition et des précédentes moutures s’arrêtent à la TOHU pour nous prouver que l’avenir du cirque est rempli de richesses, de rires, d’émotions et d’incroyables surprises.

Impossible de ne pas succomber au charme des neuf numéros de la soirée quand le maître de cérémonie réussit déjà à nous faire craquer. Accueillant les spectateurs en les affublant de titres de noblesse, discutant avec eux en y allant de blagues personnalisées et présentant tous les artistes avec une verve incomparable, Calixte de Nigremont trouve aussi le moyen de réciter du Lisa Leblanc et de se moquer du français du maire Applebaum avec un esprit bon enfant qui fait du bien au cœur.

Après le tableau d’ouverture des étudiants de l’École nationale de cirque de Montréal, qui sont si talentueux que l’on pourrait les confondre avec les professionnels qui suivent, un premier duo formé aux Pays-Bas prend les planches. Bert et Fred, sorte de couple sadomasochiste rigolo, s’amusent à repousser les frontières du risque et du hasard avec un couteau de chef, un marteau, un fouet et un jeu de fléchettes. Lorsqu’on voit le marteau aux allures de mini enclume zigouiller une pomme sur la tête du jeune homme, on se dit que Guillaume Tell peut en prendre pour son rhume.

Médaillé d’or de la dernière édition du Festival mondial, et travaillant jusqu’à tout récemment comme artiste de rue en Chine, Ba Jianguo redonne ses lettres de noblesse à la toupie. Sa rapidité d’exécution et son agilité ont d’ailleurs fait de lui le premier artiste autodidacte chinois à remporter un prix dans un festival professionnel. Impressionnant et touchant.

Par la suite, les Allemands Chris et Iris, un grand mince musclé et une petite acrobate pleine de caractère, nous livrent un numéro de main à main auréolé de grâce, de force brute, de candeur et d’humour. Quand monsieur propulse madame dans les airs et qu’il joue avec elle comme un ballon humain, on est littéralement soufflé.

Le sentiment devient d’autant plus fort lorsque les représentants de la Tanzanie, Robert et Abillahi, arrivent sur scène en désarticulant tout ce qu’il est possible de désarticuler dans le corps humain. Pendant leur numéro de contorsion, les deux hommes se transforment en animaux, en insectes ou en créations mutantes génétiquement sidérantes. Complètement fou !

Après avoir apprécié les sympathiques numéros d’une Française de 72 ans qui fait des pointes en équilibre sur des verres, de trois jeunes Suisses qui transforment le hip-hop en acrobaties corporelles et sonores, d’une Allemande qui n’hésite pas à se propulser du haut de son trapèze ballant et d’un jongleur ricaneur à la jovialité contagieuse, on apprécie le talent de Nathalier Enterline, médaillée d’or de la 7e édition du Festival mondial. Presque trente après son sacre, l’Américaine n’a rien perdu de sa maîtrise du Twirling bâton. Avec une grâce et une assurance de tous les instants, elle conclut le spectacle avec le feu dans les yeux.

Le Festival mondial du cirque de demain, c’est le meilleur de la jeunesse circassienne d’hier et d’aujourd’hui, c’est une soirée où tous vos sens vous remercient de les avoir stimulés avec autant de splendeurs, et c’est le genre d’évènement qui devrait revenir à la TOHU chaque année pendant très longtemps.

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