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19/02/2013 06:20 EST | Actualisé 21/04/2013 05:12 EDT

Québec/corruption: la police mène des perquisitions à la mairie de Montréal

Une unité spéciale anticorruption de la police québécoise menait des perquisitions à la mairie de Montréal mardi soir, forçant élus et employés à quitter les lieux, alors que la métropole canadienne est secouée par un retentissant scandale sur des appels d'offres truqués.

"Ces perquisitions ont lieu dans le cadre d'une enquête qui a été ouverte en 2010 et qui concerne des allégations de fraude, d'abus de confiance et de fabrication de faux documents", a déclaré à l'AFP Anne-Frédérick Laurence, la porte-parole de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) de la police provinciale.

Selon les médias canadiens, 125 policiers ont ainsi été déployés, à l'Hôtel de ville, mais aussi dans huit autres bâtiments municipaux de la plus grande cité de la Belle Province.

L'actuel maire de Montréal, Michael Applebaum, son prédécesseur Gérald Tremblay (qui avait démissionné en novembre), et deux autres proches collaborateurs ont été entendus par la police, a assuré sur Twitter le journaliste de Radio Canada Alain Gravel, spécialiste de ce dossier.

Une Commission d'enquête publique a été mise en place pour enquêter sur un présumé système de financement occulte des partis politiques, liant dirigeants syndicaux et mafia locale à Montréal. Ses travaux se poursuivent actuellement.

Gérald Tremblay avait démissionné début novembre après les déclarations tenues devant ladite commission par un ancien cadre de son parti. Ce dernier, Martin Dumont, avait déclaré que l'ex-édile, qui a dirigé la deuxième ville du Canada pendant 11 ans, avait fermé les yeux sur une caisse noire à l'Hôtel de Ville alimentée notamment par des proches de la mafia sicilienne.

sab/mdm