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19/02/2013 06:25 EST | Actualisé 21/04/2013 05:12 EDT

Mondiaux-2013 - L'olympiade débute à l'est

Pour les pistards, l'olympiade débute dans l'est de l'Europe, à l'Arena de Minsk, où les Championnats du monde de cyclisme sur piste se disputent de mercredi à dimanche en l'absence de plusieurs stars des vélodromes.

"Minsk est la première étape pour Rio" (2016), estime Dave Brailsford, le patron du cyclisme britannique, anobli après le triomphe des siens aux JO de Londres (7 titres sur un maximum possible de 10), dans la continuité de sa domination aux précédents JO de Pékin.

Six des champions olympiques en titre, Jason Kenny, Philip Hindes, Ed Clancy, Steve Burke, Dani King et Laura Trott, ont été retenus par la nation la plus puissante. A côté de six débutants testés dans le format mondial pour espérer succéder un jour à Chris Hoy et Victoria Pendleton, dont l'avenir sportif se conjugue au passé.

"C'est le moment de procéder à des expériences, d'essayer de nouvelles choses, ajoute Brailsford, déterminé à voir au-delà des seuls résultats chiffrés des Mondiaux. Mais ce sont des Championnats du monde et c'est du sérieux!"

L'Australie, privée de Shane Perkins, son sprinteur numéro un, et surtout l'Allemagne, appelée à dominer les épreuves de sprint, devraient donc mettre à profit le rendez-vous de Minsk pour s'installer en tête de la hiérarchie.

La France, habituelle rivale de la Grande-Bretagne, doit composer avec l'absence de Grégory Baugé, invaincu dans l'épreuve-phare de la vitesse individuelle aux Championnats du monde depuis 2009 mais battu en finale des JO par Jason Kenny.

Baugé a choisi d'observer une longue coupure post-olympique. "Il lui a fallu digérer Londres, parce que c'était une déception pour lui. Il devait retrouver un allant, une motivation. Il a pris le temps nécessaire, maintenant il est passé à autre chose, il est sur l'objectif Rio-2016", annonce son entraîneur Florian Rousseau qui s'en remet pour l'essentiel, à Minsk, à François Pervis, dominateur aux récents championnats nationaux.

Dans ce rendez-vous post-olympique précoce, moins de sept mois après les JO, chaque pays rencontre des problèmes. Du côté allemand, c'est la paire féminine de la vitesse par équipes, victorieuse à Londres, qui a du mal à se situer.

Kristina Vogel et Miriam Welte, qui ont eu à préparer un examen professionnel important ("c'était la priorité", dit Vogel), n'ont pu s'entraîner de façon idéale. La défense de leur titre mondial, acquis l'an passé à Melbourne (Australie), apparaît dès lors très compromise, mercredi, lors de la première soirée des compétitions.

"Penser à une nouvelle médaille d'or, ce serait présomptueux", confirme l'entraîneur du sprint Detlef Uibel, qui veut être très optimiste en parlant d'"une nouvelle médaille".

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