NOUVELLES
19/02/2013 11:02 EST | Actualisé 21/04/2013 05:12 EDT

Heurts à Bahreïn lors d'une cérémonie de deuil dans un village chiite

Des affrontements ont opposé mardi policiers et manifestants à Bahreïn durant une cérémonie de deuil organisée à la mémoire d'un jeune protestataire tué lors du 2e anniversaire du soulèvement contre la dynastie sunnite au pouvoir, ont indiqué des témoins.

Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré des bombes assourdissantes pour disperser des centaines de manifestants à Daih, un village chiite près de Manama, a-t-on ajouté de même source.

Les protestataires étaient rassemblés pour une cérémonie de deuil organisée à la mémoire de Hussein al-Jaziri, un jeune manifestant tué jeudi après avoir été blessé par des tirs de chevrotine lors d'affrontements avec la police.

"A bas Hamad", le roi de Bahreïn, scandait la foule, selon les témoins.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué sur Twitter que les forces de l'ordre avaient "repoussé des saboteurs" qui ont brièvement bloqué la circulation sur un axe routier près de Manama après une cérémonie de deuil.

Aucune indication n'a été fournie sur d'éventuelles victimes.

Les tensions se sont accrues ces derniers jours à Bahreïn à l'occasion du deuxième anniversaire du soulèvement déclenché le 14 février 2011 et animé par la majorité chiite, qui revendique des réformes démocratiques dans ce petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite.

Elles interviennent alors que l'opposition et le gouvernement devaient se retrouver mercredi pour une nouvelle séance du dialogue national, repris le 10 février pour tenter de trouver une sortie de crise.

Ce dialogue réunit 27 délégués représentant l'opposition, les groupes politiques sunnites soutenant le pouvoir, et le gouvernement.

Mais l'un des groupes sunnites, le Forum national islamique, a annoncé mardi qu'il suspendait sa participation à la séance de mercredi pour protester contre "le silence" de l'opposition face à la nouvelle vague de violence dans le pays.

Le Forum proteste ainsi contre "le silence des groupes de l'opposition, voire la couverture politique qu'ils apportent aux actes de violences", a déclaré le numéro deux de cette formation, Nasser al-Fadhala.

str-wak/tm/vl