NOUVELLES
19/02/2013 01:58 EST | Actualisé 21/04/2013 05:12 EDT

Bahreïn accuse l'Iran d'avoir entraîné et armé une "cellule terroriste"

Les autorités de Bahreïn ont accusé mardi l'Iran d'avoir entraîné, armé et financé une "cellule terroriste" chargée de mener des actes de violence dans le royaume, qui a été récemment démantelée.

Lors d'une conférence de presse, le chef de la sécurité générale, le général Tarek Al-Hassan, a précisé que les membres de cette "cellule terroriste" devait "introduire des armes et des explosifs et lancer des opérations au moment décidé par son commandement en Iran".

Cette annonce risque d'exacerber les tensions déjà fortes entre l'Iran et Bahreïn, petit royaume du Golfe secoué par un mouvement de contestation de la majorité chiite, accusée par les autorités sunnites de faire le jeu de Téhéran.

Le ministre de l'Intérieur, cheikh Rached ben Abdallah Al Khalifa, avait annoncé samedi le démantèlement, avec l'aide d'un "pays frère" qu'il n'a pas nommé, d'une "cellule terroriste formée de "huit Bahreïnis qui se déplaçaient entre l'Iran, l'Irak et le Liban".

Le général Hassan a précisé que cinq Bahreïnis avaient été arrêtés dans le pays et trois au sultanat d'Oman.

Selon leurs aveux, ils ont été "recrutés par deux Bahreïnis installés en Iran", dans le but de former une organisation armée et toute l'opération est dirigée par "un Iranien des Gardiens de la révolution, surnommé Abou Nasser", a poursuivi le général Hassan.

D'après l'officier, les membres de la cellule "ont suivi un entraînement militaire auprès des Gardiens de la révolution en Iran et du Hezbollah d'Irak, à Bagdad et Kerbala", et ont reçu une aide financière.

Ils ont été chargés de "collecter des informations et de prendre des photos de sites sensibles et d'installations militaires" et de "préparer des dépôts pour y stocker des armes en attendant l'heure H", a-t-il encore dit.

Les relations entre Manama et Téhéran sont tendues depuis la répression il y a deux ans d'un mouvement de contestation dirigé par l'opposition chiite et le déploiement de troupes des monarchies voisines du Golfe, notamment d'Arabie saoudite, dans le royaume.

Le 15 mars 2011, Bahreïn avait rappelé son ambassadeur à Téhéran pour protester contre les critiques iraniennes après le déploiement des forces saoudiennes. L'Iran avait dès le lendemain rappelé son ambassadeur à Manama.

L'ambassadeur de Bahreïn a repris ses fonctions en août, mais Téhéran a affirmé qu'il ne renverrait pas son ambassadeur à Manama tant que "la répression contre la population bahreïnie continue".

bur-at/tp