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19/02/2013 08:27 EST | Actualisé 21/04/2013 05:12 EDT

Au tour des hôteliers de contester les taxes municipales

La décision du maire Régis Labeaume de réviser 5300 comptes de taxes non résidentiels est loin de plaire aux hôteliers de Québec.

Certains craignent de faire les frais de la solution envisagée par la Ville pour satisfaire les commerçants qui se plaignent d'une hausse de taxes à la suite de la révision du rôle d'évaluation.

En établissant trois taux de taxation commerciale pour limiter les hausses, certaines entreprises, comme les hôtels, pourraient connaître une baisse de leur compte de taxes moins importante que prévu. À l'inverse, les PME et les industries verront leurs taxes diminuées.

Dans le dernier rôle d'évaluation, la valeur de la plupart des hôtels à Québec a diminué parce que l'achalandage et les revenus par chambre font partie du calcul.

Le directeur général du Hilton Québec, Dany Thibault, affirme que l'après 400e a été difficile pour le tourisme dans la région. Il croit qu'il faut tenir compte de cette réalité. « En 2011, on a vendu nos chambres moins cher qu'on les vendait en 2004 en moyenne. Dans l'ensemble, la perception est peut-être que les hôtels fonctionnent à plein régime à Québec, mais c'est loin d'être le cas », affirme M. Thibault.

Il ajoute que les hôteliers vivent une baisse du taux d'imposition en 2013 après trois années où les augmentations ont été importantes. « Quand ça a été le temps de nous les monter nos taxes parce qu'on a eu de bonnes années entre 2006 et 2008, personne n'est monté aux barricades pour dire : on va ajuster la fiscalité et la façon dont on va calculer le taux de taxes des hôtels parce que ce n'est pas juste. »

Le directeur général de l'hôtel Hilton promet qu'il ne va pas en rester là. Dany Thibault compte discuter avec les membres de l'Association hôtelière de Québec et ses collègues pour contester la mesure de révision proposée par l'administration Labeaume.

Dany Thibault suggère à la Ville de se pencher sur une révision globale de la fiscalité municipale plutôt que d'adopter des mesures ponctuelles qui ne règle rien à long terme.