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19/02/2013 01:23 EST | Actualisé 21/04/2013 05:12 EDT

Au moins 31 morts dont 14 enfants par un missile sur Alep en Syrie (ONG)

Au moins 31 personnes, dont 14 enfants et cinq femmes, ont été tuées et des dizaines blessées par la chute d'un missile sol-sol qui a détruit un quartier populaire d'Alep dans le nord syrien, a indiqué mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le nombre de morts pourrait augmenter "car beaucoup de corps se trouvent encore sous les décombres" des bâtiments détruits, a précisé l'organisation qui bénéficie d'un réseau de militants et de médecins à travers le pays en guerre depuis bientôt deux ans.

"Au moins 31 personnes ont été tuées, dont cinq femmes et 14 enfants, lundi soir à Jabal Badro", dans l'est d'Alep, a dit l'ONG. "C'est vraisemblablement un missile sol-sol en raison de l'ampleur des destructions et du fait qu'il n'y a eu qu'un seul tir et que les habitants n'ont pas fait état de survols de l'aviation".

Selon des photos transmises par des activistes, les bâtiments ont subi des dégâts considérables. "Il s'agit d'un quartier populaire composé d'habitations de mauvaise qualité. Un seul missile a détruit le secteur", a souligné Abou Hicham, un militant d'Alep.

Une vidéo amateur postée par Aleppo Media Center, une association antirégime, montre des gens ressemblés sur les ruines et un bulldozer dégageant les décombres. "J'ai trouvé un nourrisson de deux mois sous les décombres", y crie un homme.

Le Conseil national syrien (CNS, principale composante de l'opposition), a lié dans un communiqué cette attaque à l'immobilisme international.

"Après la décision européenne de continuer à priver le peuple syrien des armes dont il a besoin pour se défendre et le rapport d'une commission de l'ONU qui ne distingue pas entre le génocide perpétré par le régime et des exactions individuelles rejetées par toutes les parties syriennes, le régime a bombardé Alep avec des missiles balistiques russes, causant la mort de dizaines de civils et la destruction de leurs maisons", écrit le CNS.

"La destruction de la Syrie par des missiles russes, les armes iraniennes et les combattants du Hezbollah (libanais) sont le résultat de la décision européenne, le silence arabe et la perte de temps causée par des initiatives internationales mortes-nées", dit-il.

Lundi, l'Union européenne a maintenu l'embargo sur les armes à destination des rebelles syriens et le même jour le rapport de la commission d'enquête de l'ONU répétait que les protagonistes en Syrie sont coupables de crimes de guerre, avec une responsabilité légèrement amoindrie pour les rebelles.

L'Otan a fait état dès la fin de 2012 de l'utilisation de missiles balistiques en Syrie, accusant le régime de les avoir tirés.

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