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19/02/2013 04:06 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

L'armée chinoise serait responsable de cyberattaques contre les États-Unis et le Canada

A person walks past a 12-storey building alleged in a report on February 19, 2013 by the Internet security firm Mandiant as the home of a Chinese military-led hacking group after the firm reportedly traced a host of cyberattacks to the building in Shanghai's northern suburb of Gaoqiao.  Mandiant said its hundreds of investigations showed that groups hacking into US newspapers, government agencies, and companies 'are based primarily in China and that the Chinese government is aware of them.'        AFP PHOTO / Peter PARKS        (Photo credit should read PETER PARKS/AFP/Getty Images)
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A person walks past a 12-storey building alleged in a report on February 19, 2013 by the Internet security firm Mandiant as the home of a Chinese military-led hacking group after the firm reportedly traced a host of cyberattacks to the building in Shanghai's northern suburb of Gaoqiao. Mandiant said its hundreds of investigations showed that groups hacking into US newspapers, government agencies, and companies 'are based primarily in China and that the Chinese government is aware of them.' AFP PHOTO / Peter PARKS (Photo credit should read PETER PARKS/AFP/Getty Images)

Une unité secrète de l'armée chinoise serait à l'origine de nombreuses attaques informatiques contre les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne, selon un rapport publié par la firme de sécurité américaine Mandiant.

Le rapport indique que l'unité 61398 de l'Armée populaire de Chine, basée dans le quartier de Pudong à Shanghai, est responsable depuis 2006 du vol de « centaines de téraoctets de données auprès d'au moins 141 sociétés dans différents secteurs ».

Selon Mandiant, cette unité secrète pourrait regrouper des milliers de membres experts en anglais et en programmation informatique. La firme affirme que de nombreux actes de piratage sont commis contre les États-Unis, et qu'il « est temps de reconnaître que la menace vient de Chine ».

Les pirates informatiques de l'unité 61398 auraient notamment tenté d'obtenir des informations à propos d'opérations de fusions et d'acquisitions d'entreprises. Des courriels en provenance des États-Unis, du Canada et de la Grande-Bretagne auraient également été interceptés.

Le gouvernement chinois a formellement rejeté les conclusions du rapport de Mandiant. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a affirmé que les allégations de la firme sont sans fondement. Pékin réfute régulièrement des accusations de piratage informatique. L'ambassade de Chine à Washington a souligné lundi au quotidien New York Times que le gouvernement chinois considère le piratage informatique comme étant un acte illégal.

Le gouvernement Obama inquiet

La Maison-Blanche confirme avoir pris connaissance du rapport de la firme Mandiant.

Des représentants du gouvernement américain ont contacté des hauts responsables chinois à de nombreuses reprises pour exprimer leurs inquiétudes face à cette problématique. Des membres haut placés de l'administration Obama craignent que les relations entre Washington et Pékin se détériorent, car le nombre et la sophistication des attaques informatiques contre les États-Unis ont considérablement augmenté depuis quelques années.

Le président Barack Obama a signé la semaine dernière une directive qui facilite la collaboration entre le gouvernement et les fournisseurs de services Internet afin de déceler plus facilement les cyberattaques provenant de groupuscules spécifiques.

Médias et réseaux sociaux attaqués

De nombreux médias, dont le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et CNN, ont annoncé au cours des dernières semaines avoir été attaqués par des pirates informatiques chinois.

Le New York Times a retenu les services de la firme Mandiant pour déterminer l'origine de l'attaque contre son site web. Mandiant a déterminé que l'attaque venait de Chine, mais que l'unité 61398 de l'armée chinoise n'en était pas responsable.

Les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont également subi des attaques informatiques récemment.

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