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18/02/2013 03:11 EST | Actualisé 19/04/2013 05:12 EDT

Un compteur de vélos sur l'avenue Laurier

Une première borne de comptage de vélos a été installée à Montréal en vertu d'un projet-pilote. La borne a été installée mercredi dernier sur l'avenue Laurier, près de la station de métro, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Des capteurs magnétiques enfouis sous la piste cyclable permettent désormais de calculer le nombre de vélos qui empruntent la piste cyclable et de l'afficher en temps réel sur un tableau électronique. Les usagers peuvent ainsi savoir combien de cyclistes ont emprunté la piste depuis le début de la journée.

Le maire de l'arrondissement, Luc Ferrandez, espère ainsi démontrer à ses concitoyens que l'avenue est plus profitable à la population dans sa version hybride que dans sa version exclusivement automobile. La fermeture d'une voie de l'avenue Laurier, en 2011, pour la transformer en piste cyclable avait soulevé la controverse au sein de la population.

Le trafic routier est passé de 4000 à 2000 voitures par jour depuis la transformation de la moitié de la voie en piste cyclable. En contrepartie, le nombre de cyclistes a quadruplé, selon le directeur général de l'entreprise qui fabrique les bornes, Éco-compteurs, Jean-François Rhéault. « Maintenant, on est déjà à 3000 ou 4000 vélos par jour, explique M. Rhéault. Donc, si on fait le compte, on se rend compte qu'il y a plus de gens qui utilisent la rue dans cette nouvelle configuration que dans l'ancienne configuration. » 

Le maire Ferrandez s'attend à ce qu'un million de cyclistes empruntent la piste cyclable au cours des deux prochaines années. « C'est beaucoup pour un trait de peinture dans la rue qui ne coûte pas si cher que ça, souligne M. Ferrandez. Si on voulait faire passer un million de personnes en transport en commun, en taxi, en auto, en n'importe quoi, ça coûterait des fortunes. »

M. Rhéault précise que l'utilisation des bornes permet aux villes de planifier l'utilisation de ses infrastructures. « Ça permet aux villes en général de quantifier le nombre de personnes qui utilisent les infrastructures cyclables », poursuit-il.

D'après un reportage d'Olivier Bachand

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