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18/02/2013 10:41 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

Reprise des pourparlers sur la formation d'un nouveau gouvernement tunisien

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a repris lundi avec les dirigeants de partis politiques des pourparlers sur la formation d'un nouveau cabinet, qu'il souhaite former de technocrates contre l'avis de son parti islamiste Ennahda.

Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, le président de l'Assemblée nationale constituante et dirigeant du parti Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar, les opposants Maya Jribi, Ahmed Nejib Chebbi (Parti républicain) et Béji Caïd Essebsi (Nidaa Tounès) sont arrivés peu après 15H00 GMT à la réunion en banlieue de Tunis, a constaté une journaliste de l'AFP.

Mohamed Abbou, chef du Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki, n'était pas présent, alors que les médias affirment qu'il a claqué la porte de son parti. Le mouvement est représenté aux négociations par un autre responsable du parti, Aziz Krichène.

Vendredi, Hamadi Jebali avait reporté sine die l'annonce de la composition du nouveau gouvernement apolitique et sa menace de démission en cas de rejet de ce cabinet par la classe politique.

Ennahda a martelé lundi une fois de plus son opposition à un cabinet formé des seuls technocrates.

Le Premier ministre a appelé à la création d'un cabinet apolitique le 6 février, quelques heures après l'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd qui a déclenché une nouvelle vague de violences et aggravé la crise politique.

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