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18/02/2013 05:20 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

Pékin espère une "souplesse" du Vatican après Benoît XVI

La Chine a déclaré lundi espérer que le Vatican ferait preuve de "souplesse" sous le ministère du successeur de Benoît XVI, afin d'améliorer les relations très dégradées entre Pékin et le Saint-Siège.

"Nous espérons que sous le nouveau pontificat, le Saint-Siège adoptera une attitude souple et pragmatique créant les conditions d'une amélioration des relations bilatérales", a déclaré Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Dans cette première réaction officielle à l'annonce il y a une semaine de la démission du pape Benoît XVI, Pékin a également demandé au Vatican de ne pas interférer dans les affaires intérieures de la Chine, réitérant ainsi la position traditionnelle chinoise.

"D'abord, le Vatican doit rompre ses soi-disant relations diplomatiques avec Taïwan, reconnaître que le gouvernement de la République populaire de Chine représente l'ensemble de la Chine et reconnaître que Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois", a dit M. Hong.

"Ensuite le Vatican doit s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine", a-t-il ajouté.

Le Vatican et la Chine communiste n'entretiennent plus de relations depuis 1951, date à laquelle le Saint-Siège avait reconnu Taïwan, que la Chine considère comme faisant partie de son territoire.

Les catholiques chinois (5,7 millions selon les statistiques officielles, 12 millions selon des sources indépendantes) sont partagés entre une Eglise officielle (l'Association patriotique), et une Eglise "souterraine" tirant sa légitimité de l'obéissance au Saint-Siège.

Les relations entre le Vatican et la Chine se sont davantage crispées avec les ordinations depuis novembre 2010 de plusieurs évêques, désignés par l'Association patriotique des catholiques chinois, sans consultation du Saint-Siège.

tjh-seb/boc/bbc