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18/02/2013 04:59 EST | Actualisé 19/04/2013 05:12 EDT

L'UE lance officiellement sa mission de formation de l'armée malienne

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont formellement approuvé lundi le lancement de la mission de formation de l'armée malienne, dont les premiers experts sont déjà à pied d'oeuvre à Bamako.

A l'occasion de leur réunion mensuelle à Bruxelles, les responsables européens ont adopté, sans débat, la décision de lancement de la mission EUTM Mali, a-t-on indiqué de source européenne.

Cet accord marque la fin du processus de création de cette mission, approuvée en décembre, dont la préparation avait été accélérée au lendemain de l'intervention militaire française le 11 janvier.

Cette mission est "d'une grande importance" pour soutenir l'armée malienne, a déclaré Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'UE avant la réunion.

Sur le terrain, un premier contingent de 70 militaires européens est arrivé le 8 février à Bamako, où il sera rejoint dans les prochaines semaines par plus de 400 autres, dont quelque 200 formateurs.

Au moins 16 pays de l'UE ont annoncé leur participation à cette mission, dont la France est la nation-cadre.

Le dernier en date est la Belgique, qui a annoncé lundi matin, à l'issue d'un conseil des ministres restreint, la mise à disposition de deux hélicoptères d'évacuation médicale déjà mobilisés dans le cadre de l'opération française Serval. Le gouvernement a également indiqué être prêt à contribuer à la force de protection des formateurs.

EUTM est dotée d'un budget de 12,3 millions d'euros pour les frais généraux pour un mandat initial de quinze mois, éventuellement renouvelable. Chaque pays contributeur finance le déploiement de ses militaires.

Son quartier général est situé à Bamako mais les formateurs seront déployés sur la base militaire de Koulikoro, à une soixantaine de km de la capitale, où devraient se succéder quatre bataillons de 650 soldats maliens. La formation devrait durer deux mois avec une forte dimension opérationnelle et des cours de droit international humanitaire et sur la protection des civils, selon un responsable européen.

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