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18/02/2013 08:05 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

Le président arménien Serge Sarkisian facilement réélu au premier tour

EREVAN, Arménie - Le président arménien sortant, Serge Sarkisian, a été facilement réélu pour un second mandat au premier tour de l'élection présidentielle dans cette ancienne république soviétique, selon les sondages menés à la sortie des urnes lundi.

Le sondage mené auprès de 19 130 électeurs, réalisé par Gallup international et diffusé sur la chaîne ArmNews TV, montre que M. Sarkisian a remporté 58 pour cent des voix.

Son plus proche rival, Raffi Hovanessian, qui a été le tout premier ministre des Affaires étrangères de l'Arménie post-soviétique, a remporté 32 pour cent des voix, d'après le sondage.

Les résultats préliminaires complets sont attendus mardi.

La victoire de Serge Sarkisian, qui affrontait six rivaux, était attendue. Il a présidé au retour de la croissance économique en Arménie après des années de stagnation, même si le pays souffre encore d'une pauvreté généralisée. Selon des données de la Banque mondiale datant de 2010, les plus récentes disponibles, près de 36 pour cent des Arménienns vivent sous le seuil de pauvreté. Le salaire moyen y est d'environ 300 $ US par mois.

La campagne électorale, qui a duré un mois, a été ponctuée de plusieurs drames, dont une attaque armée contre un candidat et la grève de la faim d'un autre.

Paruir Airikian, le candidat atteint par balle à l'épaule lors de la mystérieuse attaque, est arrivé troisième avec trois pour cent des voix, selon le sondage mené à la sortie des urnes. Il aurait apparemment bénéficié d'une vague de sympathie après l'attaque dont il a été victime.

Un candidat marginal, l'analyste politique Andrias Gukasian, est en grève de la faim devant l'académie nationale des sciences de la capitale depuis le début de la campagne électorale, le 21 janvier. Sa grève vise à protester contre l'achat de votes allégué par le parti de M. Sarkisian.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a exprimé certaines réserves sur le déroulement de la campagne, soulignant que les bureaux électoraux de M. Sarkisian étaient situés dans des édifices gouvernementaux et que «la distinction entre les activités de campagne et les fonctions étatiques semble avoir été brouillée».