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18/02/2013 07:26 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

Détenus palestiniens en grève de la faim: risque d'"issue tragique" (Paris)

La France s'est dite lundi "très préoccupée" par la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim de longue durée et a appelé les autorités israéliennes à "être sensibles au risque d'une issue tragique".

"Nous sommes très préoccupés par la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim, notamment de ceux placés en détention administrative en Israël et dont l'état de santé s'est dégradé ces derniers jours", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.

"A titre humanitaire, nous appelons les autorités israéliennes à être sensibles au risque d'une issue tragique et à prendre d'urgence les mesures appropriées", a-t-il ajouté.

"La France rappelle que la détention administrative doit rester une mesure d'exception, d'une durée limitée, et s'effectuer dans le respect des garanties fondamentales", a-t-il souligné.

Quatre prisonniers palestiniens - Samer Issaoui, Jaafar Ezeddine, Aymane Charawneh et Tariq Qadan -, sont en grève de la faim depuis plusieurs mois pour protester contre la politique israélienne de détention administrative et les "mauvais traitements".

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avait appelé samedi Israël à respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'Homme, au lendemain de manifestations en Cisjordanie en solidarité avec les détenus en grève de la faim.

Au printemps 2012, 1.600 à 2.000 détenus palestiniens d'Israël avaient participé à une grève de la faim collective, qui s'était conclue par un accord le 14 mai avec l'administration pénitentiaire israélienne.

L'une de leurs principales revendications était la libération des prisonniers en détention administrative à l'expiration de la période en cours, à moins que des charges ne soient portées contre eux.

La détention administrative, une disposition controversée héritée du mandat britannique sur la Palestine, permet une incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

cf/prh/fw