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18/02/2013 01:40 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

Des rebelles blessés ont trouvé refuge au Soudan du Sud (armée soudanaise)

Des rebelles de la province soudanaise du Nil-Bleu, blessés dans des combats, ont trouvé refuge au Soudan du Sud, a affirmé lundi l'armée soudanaise, après une mise en garde des Etats-Unis contre une dangereuse recrudescence des violences à la frontière entre les deux pays.

Le porte-parole de l'armée soudanaise, cité par l'agence officielle Suna, a affirmé que l'armée avait "libéré" une zone du Nil-Bleu (sud-ouest), tuant et blessant des dizaines de rebelles.

"Ces blessés ont été transportés au Soudan du Sud", a déclaré le porte-parole, Sawarmi Khaled Saad, précisant que "les rebelles (s'étaient) repliés vers le Soudan du Sud".

Des soldats de l'armée ont été tués et blessés a ajouté M. Saad, sans fournir de chiffres exacts.

Les deux Soudans s'accusent mutuellement de soutenir des rebelles de part et d'autre de la frontière qui n'a pas été précisément délimitée après la partition de juillet 2011.

Ces déclarations interviennent alors que des rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) ont dénoncé dimanche une offensive des forces gouvernementales au Nil-Bleu, qui a obligé des milliers de personnes à prendre la fuite.

Vendredi, l'ambassade des Etats-Unis à Khartoum a souligné "la profonde inquiétude" de Washington, après des affrontements à la limite entre les régions du Nil-bleu et du Haut Nil (Soudan du Sud), à la frontière contestée du Soudan et du Soudan du Sud.

L'ambassade a fait état notamment d'"hélicoptères soudanais se rendant au Soudan du Sud" et d'"un bombardement de troupes sud-soudanaises par l'artillerie soudanaise".

Soudan et Soudan du Sud, qui ne parviennent pas à s'accorder sur un partage des revenus pétroliers et sur certaines zones disputées, ont signé en septembre une série d'accords pour établir une zone tampon le long de la frontière et relancer la production pétrolière.

Mais ces accords ne sont toujours pas appliqués, essentiellement à cause de la rébellion que Khartoum accuse Juba de soutenir au Nil bleu et au Kordofan-Sud, deux régions frontalières en proie à des combats depuis 2011.

str-it/TG