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18/02/2013 06:19 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

C1 - Malaga - Willy Caballero, gardien difficile à désarçonner

Auteur d'une saison magistrale, le gardien argentin de Malaga Willy Caballero devrait être mardi un rempart difficile à franchir pour les attaquants du FC Porto, à l'occasion du 8e de finale aller de la Ligue des Champions.

A l'heure où Malaga s'apprête à vivre le premier 8e de finale de son histoire dans cette compétition, on peut faire confiance à ce gardien de 32 ans, peu médiatisé mais efficace pour défendre les buts des Andalous.

Arrivé en février 2011 sur la Costa del Sol, "Willy", formé à Boca Juniors, s'est très vite imposé comme le portier N.1 de Malaga.

Et alors que la saison dernière, il avait déjà battu le record d'invincibilité du club, préservant ses cages pendant 479 minutes, ce grand portier a poursuivi sur sa lancée, signant jusqu'ici une saison de haut vol.

Si Malaga est actuellement l'équipe qui a le moins encaissé de buts en Liga (seulement 21 buts, contre 22 pour le Real Madrid), le gardien natif de Santa Elena, près de Santa Fe en Argentine, n'y est pas étranger.

C'est que ce grand gardien chauve, aux allures de Yul Brynner, sait garder ses buts comme un cow-boy son troupeau. Sa grande force est notamment le face-à-face, Caballero arrivant par sa grande taille - 1,86 m - à intimider les attaquants adverses.

Aritz Aduriz, pourtant le 4e meilleur buteur actuel de Liga (12 buts) en sait quelque chose, puisque l'attaquant de l'Athletic Bilbao s'est heurté samedi dernier à un Caballero en état de grâce, qui a su préserver par ses arrêts le but d'avance des siens (victoire de Malaga 1-0).

Les temps sont loin où l'intéressé souhaitait, sur son compte twitter, "disparaître de la surface de la terre". C'était la saison dernière, après une erreur de sa part sur un but de Benzema qui avait éliminé Malaga de la Coupe du Roi. Mais même après cette bourde, Pellegrini avait maintenu son gardien N.1 à son poste.

Caballero, en effet, est impliqué comme peu de joueurs. Peut-être cet engagement lui vient-il de son parcours jusqu'ici un peu tortueux.

En dehors de son titre de champion du monde en 2001 avec l'Argentine des moins de 20 ans, le gardien a en effet souvent vécu dans l'ombre d'un autre. De Roberto Abbondanzieri à Boca Juniors, son club formateur. De German Lux lors du titre olympique des Albiceleste à Athènes en 2004.

Fatigué d'être toujours cantonné à ce rôle de doublure, Caballero avait alors pris le risque de venir jouer en division 2 espagnole, à Elche, à partir de 2004. Mais ce pari s'était avéré gagnant: ses bonnes prestations avait rapidement attiré les regards du grand voisin andalou Malaga, où "Willy" fait maintenant des miracles.

Par ricochet, ce retour au premier plan pourrait aussi lui valoir de revenir en sélection, lui qui compte déjà 23 capes à son actif. Bien qu'il ait été absent des dernières convocations, le sélectionneur Alejandro Sabella songerait en effet à lui redonner sa chance.

Nul doute que la performance de "Willy" face à la bande de son compatriote de Porto Lucho sera de ce point de vue déterminante.

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