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18/02/2013 07:07 EST | Actualisé 20/04/2013 05:12 EDT

Arnaud Donckele, chef à Saint-Tropez, nouveau "trois étoiles" au Michelin

Le guide français de la gastronomie Michelin a dévoilé lundi son classement annuel en faisant d'Arnaud Donckele, le jeune chef de 35 ans du restaurant "La Vague d'or" dans la célèbre station balnéaire de Saint-Tropez (sud), le seul nouveau "trois étoiles" d'un club très fermé.

Arrivé en 2005 à "La Vague d'or", qui se trouve dans l'hôtel de luxe la Résidence de la pinède à Saint-Tropez, Arnaud Donckele devient le 27ème chef aux "trois macarons" en France. Il rejoint le club des cuisiniers qui proposent "une cuisine remarquable, valant le voyage", selon les termes du célèbre guide rouge.

"Il est jeune (le plus jeune des 27) mais il a un passé exceptionnel", souligne Michael Ellis, directeur international des guides Michelin, interrogé par l'AFP.

Pour Arnaud Doncekele, "ça a été une grande suprise", a-t-il indiqué lundi en conférence de presse dans son restaurant. "On ne s'y attend pas. Et moi, je ne suis pas quelqu'un de très populaire", a-t-il ajouté.

Le cuisinier primé a été formé chez Michel Guérard (trois étoiles à Eugénie-les-Bains dans le sud-ouest), avant de passer chez Alain Ducasse, autre chef multiétoilé à Monaco et à Paris, et Jean-Louis Nomicos chez Lasserre (deux étoiles).

Arnaud Donckele a "fait l'unanimité" chez les inspecteurs du Michelin, assure M. Ellis. Il met en avant "une vraie personnalité", "un équilibre des saveurs remarquable" et sa maîtrise des produits locaux.

A sa carte on trouve l'agneau de Sisteron, la liche et la sériole (poissons de Méditerranée) et des fromages de terroir "passionnément fleuris par des éleveurs bien de chez nous". Sur son site, il rend hommage aux "hommes qui cultivent, élèvent ou pêchent".

Il incarne ainsi la tendance du Michelin 2013 de récompenser des cuisiniers mettant à l'honneur les produits du terroir. "Pas besoin de travailler avec les produits les plus chers: les chefs ont privilégié la proximité, des circuits d'approvisionnement courts", explique M. Ellis.

"Ce cru est marqué par le retour de l'authenticité", poursuit-il. Emmanuel Renaut, chef du "Flocons de sel" à Megève (est), couronné "trois étoiles" en 2012, était déjà dans cette tendance.

Dans son édition 2013, le Michelin distingue également 82 "deux étoiles", dont cinq nouvelles tables, et 487 "une étoile" (39 nouvelles).

Le guide récompense de nombreux restaurants dans des petites ou moyennes villes, et même à la campagne. "La cuisine française reste régionale, elle n'est pas seulement à Paris, Lyon ou Marseille", selon Michael Ellis.

Alexandre Couillon, du restaurant "La Marine" sur l'île de Noirmoutier (ouest), rejoint le club des "deux étoiles". De même pour Yoann Conte, à Veyrier-du-Lac (est) et William Frachot, spécialiste des sauces à Dijon. A Courchevel (est), la Table du Kilimandjaro (Nicolas Sale et Glenn Viel), avec sa vue fantastique sur les sommets récolte "deux étoiles".

En Bretagne, près de Rennes, l'auberge du Pont d'Acigné, de Sylvain Guillemot, remporte aussi "deux étoiles".

Anne-Sophie Pic, déjà "trois étoiles" à Valence (sud-est), obtient "une étoile" pour son restaurant parisien "La Dame de Pic".

A noter parmi les "une étoile": la Table de Breizh Café à Cancale (ouest) du chef japonais Fumio Kudaka, qui lie cuisine nippone et gastronomie bretonne. Il fait partie des dix-huit Japonais étoilés en France, dont la grande majorité pour de la cuisine française.

Quand aux rétrogradés, "La Réserve de Beaulieu" (qui appartient à la famille Delion, comme "La Vague d'or") perd une de ses deux étoiles, ainsi que "La Bigarrade" à Paris et "Le Saint-James" près de Bordeaux (sud-ouest).

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