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17/02/2013 02:36 EST | Actualisé 19/04/2013 05:12 EDT

Maroc/Gdim Izik: un responsable sahraoui dénonce un verdict "arbitraire"

Un responsable du Front Polisario a qualifié dimanche d'"arbitraire" le verdict d'un tribunal militaire marocain concernant un groupe de Sahraouis condamné dans la nuit de samedi à dimanche à des peines allant jusqu'à la réclusion à perpétuité, a indiqué l'agence de presse algérienne APS.

"Ce verdict arbitraire est la preuve irréfutable de l'échec de la politique marocaine et de l'imminence de la victoire du peuple sahraoui", a déclaré à l'APS l'ambassadeur sahraoui à Alger Brahim Ghali.

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole occupée depuis 1975 par le Maroc qui la considère comme partie intégrante du royaume, est revendiquée par le Front Polisario, qui est soutenu par l'Algérie et réclame un référendum pour déterminer l'avenir du territoire.

Les 24 accusés étaient jugés pour le meurtre de membres des forces de l'ordre lors du démantèlement d'un camp contestataire à Gdim Izik, fin 2010. Huit ont été condamnés à perpétuité et quatre à 30 ans d'emprisonnement.

Dix autres se sont vu infliger des peines de 20 à 25 ans. Les deux derniers ont écopé de deux ans, déjà purgés dans le cadre de leur détention préventive. Une 25e personne, jugée par contumace, a également été condamnée à perpétuité.

Ce verdict "n'effrayera pas et n'entamera pas la volonté du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte et sa résistance pour la victoire, l'indépendance et l'autodétermination" a ajouté l'ambassadeur sahraoui.

A l'aube du 8 novembre 2010, les forces de l'ordre étaient intervenues à Gdim Izik pour démanteler un campement de milliers de sahraouis protestant contre leurs conditions de vie. Il comptait alors, selon l'ONU, jusqu'à 3.000 tentes.

Cette intervention avait dégénéré en violents affrontements puis en une émeute à Laâyoune, la plus grande ville du Sahara occidental, où des administrations et commerces avaient été incendiés. Selon Rabat, 11 membres des forces de l'ordre avaient été tués et plusieurs dizaines d'autres blessés.

abh/cnp