NOUVELLES
17/02/2013 05:42 EST | Actualisé 19/04/2013 05:12 EDT

La loi 14 inquiète des groupes anglophones qui manifestent à Montréal

MONTRÉAL - Près de 200 personnes, surtout des anglophones, se sont réunies dimanche devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois pour faire part de leur inquiétude à propos d'une nouveau projet de loi sur la langue qui, selon eux, pourrait brimer leurs droits.

Cette loi, qui se baserait sur la loi 101, vise à protéger et à renforcer le français dans la province. Les manifestants anglophones se disent toutefois attaqués par les politiques de Pauline Marois.

Ils s'inquiètent à propos des nouvelles règles visant à encourager l'usage du français dans les petites entreprises, municipalités et institutions post-secondaires.

Christopher Rose, un Montréalais de 27 ans, croit que la loi bousille les droits des Québécois anglophones. Il est d'avis que Montréal est une ville multiculturelle et que les gens devraient être en mesure de faire leurs propres choix à propos de la langue.

Les tensions linguistiques ont refait surface l'été dernier lors de la campagne électorale provinciale alors que le Parti Québecois avait promis de renforcer la loi 101.

Ces tensions ont mené à une fin dramatique lorsqu'une fusillade est survenue au Métropolis le soir de l'élection du PQ, faisant un mort. Le présumé auteur de la fusillade avait déclaré que les Anglais se réveillaient alors qu'il était arrêté.

La projet de loi proposé est considérablement moins étoffé que ce qu'avait promis le PQ en campagne électorale. Il fera l'objet d'une consultation publique en mars.

Cependant, quelques mesures prévues dans le projet de loi inquiètent les militants anglophones.

Si le projet de loi 14 est adopté, une municipalité comptant une population anglophone de moins de 50 pour cent conserverait plus difficilement son statut de ville bilingue.