NOUVELLES
17/02/2013 05:12 EST | Actualisé 19/04/2013 05:12 EDT

Israël: les armes chimiques syriennes sous le contrôle du régime d'Assad

Le régime du président Bachar al-Asad contrôle les armes chimiques détenues par la Syrie, mais Israël doit "ouvrir l'oeil" pour que ces armes ne tombent pas dans les mains d'Al-Qaïda ou du Hezbollah libanais, a indiqué dimanche un haut responsable israélien.

"Pour le moment les armes chimiques détenues par la Syrie sont restées sous le contrôle du régime d'Assad", a affirmé à la radio militaire Amos Gilad, chargé des questions politiques au ministère de la Défense.

"Le régime syrien n'a pas permis aux forces insurgées de s'emparer de ces armes, mais le régime se trouve à un stade avancé de désintégration", a ajouté cet ancien général de réserve, selon qui "il faut ouvrir l'oeil à chaque instant car il y a des organisations terroristes qui se renforcent en Syrie, comme Al-Qaïda et le Hezbollah".

Interrogé sur d'éventuels contacts entre Israël et des opposants au régime syrien, Amos Gilad a souligné qu'il fallait "agir intelligemment en adoptant un profil bas. Il n'est pas utile de parler de l'existence ou de l'absence de contacts".

Amos Gilad s'est également refusé à préciser si les sept Syriens blessés que l'armée israélienne a secourus samedi sur le plateau du Golan avant de les transporter à l'hôpital Ziv de Safed en Galilée, étaient des insurgés ou des partisans du régime Assad.

"Ils ont demandé une aide humanitaire sur un plan individuel, ils avaient besoin d'un traitement médical, Israël leur est venu en aide", s'est-il borné à affirmer.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de l'hôpital Ziv, Yael Shavit a indiqué que tous les blessés avaient été opérés. "L'un d'entre eux arrivé dans un état critique est désormais dans un état grave, les autres sont moins gravement blessés", a-t-elle indiqué.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a pour sa part réaffirmé dimanche lors du conseil des ministres que "la désintégration du régime syrien" constituerait un des sujets qui seront abordés lors de la visite prévue le 20 mars du président américain Barack Obama en Israël.

"Nous avons pu voir hier (samedi) des combats qui se sont déroulés à notre frontière. Nous continuerons à défendre notre frontière et empêcher l'entrée (de Syriens) en Israël sauf dans des cas exceptionnels, isolés, qui seront examinés un par un", a ajouté M. Netanyahu.

La radio publique a indiqué que l'armée israélienne redoutait que l'arrivé de ces sept Syriens crée un précédent qui pourrait encourager un afflux de réfugiés syriens dont pourrait profiter les "organisations terroristes pour s'infiltrer en Israël".

La radio a également souligné que l'armée continuait à renforcer la clôture de sécurité sur le plateau syrien du Golan occupé et annexé par Israël.

jlr/feb