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17/02/2013 02:50 EST | Actualisé 19/04/2013 05:12 EDT

France : nouveau sursis pour deux éléphantes

Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé dimanche que deux éléphantes menacées d'euthanasie pour cause de maladie et dont le sort a ému l'opinion publique allaient bénéficier d'un sursis le temps de procéder à de nouveaux tests.

Le dernier sursis de 40 jours accordé par le ministère pour trancher le sort des deux pachydermes, qui se trouvent au parc zoologique de la Tête d'Or à Lyon, dans le centre-est de la France, se terminait ce dimanche.

"On a revu en début de semaine Stéphanie de Monaco", l'une des personnalités qui se sont mobilisées pour sauver les deux éléphantes, a déclaré le ministre, interrogé au cours de l'émission radio-télévisée Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"On s'est mis d'accord pour faire de nouveaux tests", a ajouté M. Le Foll, confirmant qu'il s'agissait bien d'un "sursis".

Les deux éléphantes, appelées Baby et Népal et âgées d'une quarantaine d'années, appartiennent au cirque Pinder, qui les a confiées il y a plus de dix ans au zoo de Lyon.

Elles sont soupçonnées d'être porteuses de la tuberculose, et la préfecture a décidé de les faire abattre, mais ont déjà bénéficié de plusieurs sursis.

Car l'affaire a soulevé une vive émotion.

En janvier, le préfet Jean-François Carenco a déclaré avoir "des milliers de mails et de SMS" l'accusant de "manque de coeur".

Sophie Edelstein, fille du directeur du cirque Pinder, a déclaré: "Ce sont des assassins" et a menacé de "venir la nuit récupérer" les pachydermes. "Ce sont mes éléphants, ils n'appartiennent pas au maire de Lyon ni au préfet!", a-t-elle lancé.

La princesse Stéphanie de Monaco et de nombreuses associations, dont la Confédération nationale des Sociétés protectrices des animaux, ont demandé que les éléphantes ne soient pas abattues.

Et Brigitte Bardot, légende du cinéma français et pasionaria de la défense des animaux, a menacé de demander la nationalité russe, à l'instar de l'acteur Gérard Depardieu, si les autorités mettaient leur menace à exécution.

En réponse à une lettre de la Fondation Bardot, le président français François Hollande a demandé le 14 janvier à son ministre de l'Agriculture "d'approfondir les éléments de diagnostic de l'état sanitaire" des deux éléphantes.

Un pourvoi a été déposé au Conseil d'État par les avocats du cirque Pinder pour demander la suspension de l'euthanasie.

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