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17/02/2013 07:44 EST | Actualisé 19/04/2013 05:12 EDT

Correa appelle à trouver une "solution rapide" pour Assange

Le président d'Equateur, Rafael Correa, réélu dimanche selon des sondages de sortie des urnes, a appelé à trouver une "solution rapide" pour le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, immobilisé depuis huit mois dans son ambassade à Londres.

"C'est une situation diplomatique qui doit trouver une solution (...) le plus rapidement possible", a-t-il déclaré, soulignant que le sort de M. Assange était "dans les mains de l'Europe", lors d'une conférence de presse à Quito.

Le cyber-militant australien de 41 ans, poursuivi en Suède pour une affaire de viol qu'il nie, s'est réfugié dans l'ambassade équatorienne, redoutant d'être extradé à terme aux Etats-Unis, et d'y encourir la peine de mort pour avoir publié des milliers de câbles diplomatiques confidentiels.

M. Correa, l'un des leaders de la gauche latino-américaine, lui a accordé l'asile politique l'été dernier mais la Grande-Bretagne, qui entend appliquer le mandat d'arrêt suédois, a prévenu que M. Assange serait interpellé s'il quitte la représentation diplomatique.

Le président équatorien a souligné que son pays avait "fait ce qu'il devait faire dans le cadre de sa souveraineté" en faveur de M. Assange, invoquant un "risque pour sa vie". Il a enfin exhorté "les instances judiciaires européennes" à s'emparer du dossier.

"Il ne peut pas y avoir de problème à cause d'un asile, c'est du néo-colonialisme", a-t-il ajouté, en rappelant les solutions proposées par Quito: la délivrance d'un sauf-conduit à M. Assange ou la venue d'un magistrat suédois à Londres pour réaliser son audition.

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