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16/02/2013 12:48 EST | Actualisé 18/04/2013 05:12 EDT

Les dirigeants du G20 promettent de ne pas se livrer à une «guerre des devises»

MOSCOU - Les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales des 20 plus importants pays industrialisés et émergents du monde ont promis samedi de ne pas toucher au taux d'échange de leur monnaie pour des raisons de concurrence.

La rencontre de deux jours à Moscou s'est terminée samedi avec la publication d'un communiqué commun dans lequel les membres du G20 s'engagent à ne pas effectuer de dévaluations concurrentielles, à résister au protectionnisme sous toutes ses formes et à maintenir l’ouverture des marchés.

Ils ont aussi répété dans le communiqué qu'une volatilité excessive des flux de financement et une fluctuation trop marquée des taux d'échange avaient des conséquences néfastes sur l'économie et la stabilité financière.

Prenant la parole lors de la conférence de presse ayant suivi la signature du communiqué, le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, a déclaré que les pays du G20 avaient accepté de se concentrer sur la croissance économique plutôt que d'essayer de «manipuler les marchés».

Plusieurs investisseurs et politiciens ont exprimé de l'inquiétude au sujet des récents développements concernant le yen, qui s'échange actuellement près de son taux le plus bas des dernières années.

Certains ont accusé le Japon de vouloir dévaluer sa monnaie afin de stimuler son économie et d'avoir l'avantage sur ses concurrents. Si trop de pays s'adonnent à cette pratique, baptisée «guerre des devises», cela pourrait compromettre la fragile reprise économique.

Le Japon n'est toutefois pas mentionné dans le communiqué publié samedi par le G20.