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16/02/2013 02:49 EST | Actualisé 18/04/2013 05:12 EDT

Le secteur de la restauration affaibli par des éléments qui lui échappent

MONTRÉAL - Le secteur de la restauration est forcé de composer avec des éléments qui lui échappent et qui l'affaiblissent.

François Meunier vice-président aux affaires publiques à l'Association des restaurateurs du Québec fait une lecture plutôt sombre de la situation. Selon lui, depuis deux ans, l'industrie a été frappée par la hausse des prix des aliments, une augmentation des coûts de main-d'oeuvre et une sur-réglementation.

Cette situation se conjugue avec le ralentissement habituel du début de l'année, où la baisse de la fréquentation dans les établissements est récurrente. Mais, selon M. Meunier, des membres manifestent des signes d'inquiétude sur le plan économique.

Ces facteurs viennent affecter la rentabilité, parfois mince, des commerçants; notamment en régions, où plusieurs sont aux prises avec des activités saisonnières.

En plus des facteurs qui entrent dans les coûts d'activités généraux, les restaurateurs ont dû assumer une autre tuile : la hausse de la taxe spécifique sur l'alcool annoncé dans le dernier budget sur les produits déjà en inventaire. Ils effectuent d'ailleurs des représentations auprès du gouvernement du Québec, qui a convenu d'un assouplissement de paiement d'une année. Pour la plupart, cette marge de manoeuvre n'aura que peu d'effet et reste bien mince.

«Un restaurant qui est ouvert 12 mois par année peut se reprendre sur une période de 12 mois, mais celui qui n'est ouvert cinq mois, ne sera pas ouvert avant le mois de juin! Penser que ces gens seront capables d'assumer et envoyer un chèque au gouvernement relève de l'impossible», a affirmé François Meunier.

L'Association continuera donc de réclamer des assouplissements avant d'obtenir le véritable changement qu'elle réclame, à savoir, de renoncer à une taxation rétroactive.

«Le délais ne change pas le fond du problème. Imposer une taxe rétroactive sur des produits déjà en stock ça doit être modifié!», a insisté M. Meunier.

La mesure de Québec fait d'autant plus mal qu'elle s'ajoute à un pouvoir d'achat amoindri des consommateurs.

«Ce n'est jamais une bonne nouvelle pour une industrie comme la nôtre où le pouvoir de dépenser des consommateurs est intimement lié à la performance», a mentionné François Meunier.