DIVERTISSEMENT
16/02/2013 10:04 EST | Actualisé 18/04/2013 05:12 EDT

Soirées Juste pour rire : François Bellefeuille vous invite à rigoler

PC

Récipiendaire de la statuette de la Découverte de l'année au dernier gala des Olivier, François Bellefeuille se considère encore comme un humoriste de la relève. Quoique... « Je ne sais pas vraiment à quel moment on ne fait plus partie de la relève, se questionne à voix haute le comique. Disons que je suis à cheval entre les deux. Ce n'est pas tout le monde qui me connaît mais, en même temps, j'arrive à gagner ma vie en ne faisant que ça. Je commence à considérer que je pourrais peut-être arrêter de me présenter comme quelqu'un de la relève, finalement ! (rires) ».

Si François a autant de mal à définir sur quel barreau il se trouve dans la grande échelle de la notoriété, c'est peut-être parce que, à titre d'animateur des Soirées Juste pour rire, il côtoie de jeunes artistes motivés, bien déterminés à allumer l'étincelle du rire dans les yeux de leurs spectateurs. Autrefois connu sous l'appellation de La Relève Juste pour rire, le rendez-vous hebdomadaire a repris ses droits, depuis trois semaines, à chaque mercredi, au Café Campus, à Montréal. Réunissant une brochette de cinq futures étoiles, le spectacle est ensuite retransmis sur les ondes de MAtv le samedi, à 20h, dans un format de 30 minutes. La première émission de l'année 2013 sera d'ailleurs diffusée samedi soir.

« Le show est filmé sur scène mais, dans l'après-midi, on enregistre aussi des sketchs pour habiller le tout, pour faire une émission de télé qui se tient, explique François. Le grand public n'est pas nécessairement au courant, mais il y a d'excellents humoristes de la relève, et un marché est en train de se développer. »

Dans le passé, des figures connues comme Christopher Williams, Étienne Dano, Alexandre Barrette et Stéphane Poirier ont tenu la barre des Soirées Juste pour rire, dont le concept existe depuis maintenant sept ans. François Bellefeuille remplit le mandat pour une deuxième année consécutive. Martin Matte, Rachid Badouri, André Sauvé, Sylvain Larocque, François Massicotte, Jean-Michel Anctil, Jean-Marc Parent et plusieurs autres se sont tous, un jour ou l'autre, commis sous cette enseigne afin d'aller chercher de nouveaux admirateurs. Et il s'agit évidemment d'une occasion parmi d'autres pour les jeunes talents de se faire remarquer par les bonzes de l'institution qu'est Juste pour rire.

Produit de qualité

Si le condensé qui est offert au petit écran donne un bon aperçu de l'atmosphère qui règne lors des prestations, François Bellefeuille encourage vivement les gens à aller assister aux représentations du mercredi. Les captations se poursuivent jusqu'au 29 mai prochain.

« Pour seulement 10$, on a un spectacle de qualité, qui dure deux heures, et on reçoit souvent des "surprises", des humoristes établis qui viennent roder du nouveau matériel, argue-t-il. Il y a beaucoup plus de contenu sur scène. On n'a pas d'énormes budgets, mais on est capables d'offrir un produit de grande qualité. Et moi, je suis très content, puisqu'on me laisse carte blanche. J'ai le contrôle sur les textes, et ça me plaît beaucoup. »

Pour obtenir plus d'informations sur les Soirées Juste pour rire, on consulte le www.hahaha.com.

Avec Louis-José

Forgeant peu à peu les bases de son premier one man show (« je travaille très fort là-dessus, mais je ne peux pas avancer de date officielle encore »), François Bellefeuille bénéficie présentement d'une visibilité exceptionnelle en assurant la première partie du nouveau spectacle de Louis-José Houde, dont plusieurs représentations affichent déjà complet d'ici la fin de l'année. La première montréalaise, tenue mercredi dernier, s'est attiré un concert d'éloges, et François a lui aussi fait mouche en proposant un mélange de gags neufs et éprouvés.

« Louis-José ne veut pas que mon numéro dépasse 10 minutes, et je le comprends, parce que son spectacle n'a pas d'entracte, précise le principal intéressé. Là-dessus, j'ai environ quatre minutes de blagues que j'ai déjà testées ailleurs. Je crois avoir concocté une petite recette qui fonctionne bien. »

C'est Louis-José Houde lui-même qui a demandé à ce que François Bellefeuille se prête à l'exercice de réchauffer la foule aux premiers balbutiements de ses Heures verticales. Ce dernier a tenté l'expérience une première fois dans une salle de Gatineau, et le résultat s'est avéré concluant. C'est donc lui qui introduira la tête d'affiche à son parterre pendant toute la durée de la tournée, à chaque fois que son horaire le lui permettra.

« J'adore le public de Louis-José, s'enthousiasme François. Ce sont des gens de la vingtaine à la quarantaine, pleins d'énergie, qui ne s'endorment pas... (rires). À date, j'ai eu de bonnes réactions, et j'en suis très heureux. »