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16/02/2013 07:47 EST | Actualisé 18/04/2013 05:12 EDT

Contrat en Inde: une filiale de Finmeccanica se défend de toute violation

AgustaWestland, filiale de l'entreprise italienne Finmeccanica, a affirmé samedi qu'elle se pliait aux demandes indiennes de clarifications sur les allégations de corruption entachant un contrat d'hélicoptères, et a insisté qu'elle avait respecté totalement la loi.

"AgustaWestland est confiante que son respect total des lois ainsi que l'attitude intègre de ses anciens dirigeants et des actuels seront démontrés le plus tôt possible", a indiqué la société dans un communiqué.

L'Inde a demandé vendredi à l'entreprise italienne de "répondre d'ici sept jours" à la question de savoir si des termes du contrat et le "pacte d'intégrité" signé en 2010 ont été violés.

Le ministère indien de la Défense a également indiqué qu'il avait commencé la procédure d'annulation du contrat, d'un montant de 748 millions de dollars et portant sur 12 hélicoptères militaires AW101 à AgustaWestland, après des allégations de corruption au moment de la transaction.

Selon les termes du contrat, la totalité des hélicoptères doit être livrée d'ici 2014 et l'Inde en a déjà reçu trois.

La transaction aurait donné lieu en coulisses au versement, via des intermédiaires, de pots-de-vin à des officiels indiens "avec l'accord des dirigeants de AgustaWestland, en particulier Giuseppe Orsi (à l'époque administrateur délégué), selon le mandat d'arrêt émis par le tribunal de Busto Arsizio (nord), cité par les médias italiens.

Giuseppe Orsi, patron de Finmeccanica, est visé depuis avril 2012 par une enquête dans le cadre de ce contrat. Il a été arrêté mardi dernier.

Bruno Spagnolini", actuel dirigeant de la filiale, est également concerné par le mandat d'arrêt émis par le tribunal.

L'Etat italien est le principal actionnaire du groupe avec 30,2% du capital.

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