NOUVELLES
16/02/2013 01:34 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Changes: le G20 adressera un message clair contre toute "guerre économique" (Osborne)

Les pays du G20 devraient exprimer samedi, comme le G7 quelques jours plus tôt, leur souhait de laisser les marchés fixer les taux de changes pour qu'ils ne servent pas d'"instrument de guerre économique", a indiqué le ministre britannique des Finances.

"Le monde ne doit pas faire l'erreur (...) d'utiliser les devises comme instrument de guerre économique", a déclaré George Osborne lors d'une conférence de presse au deuxième et dernier jour d'une réunion à Moscou des grands argentiers des vingt principaux pays riches et émergents.

"Le G7 a publié un communiqué très clair et je pense que le G20 va s'en faire l'écho", a-t-il ajouté.

Selon lui, "un communiqué très clair du G20 aura un effet positif" et "c'est ce que l'on verra aujourd'hui" samedi.

La banque centrale américaine (Fed) et son homologue japonaise sont accusées de faire tourner la planche à billets pour soutenir leurs économies, avec l'effet de déprécier le dollar et le yen, ce qui défavorise les partenaires commerciaux des Etats-Unis et du Japon.

Afin de déminer les craintes d'une "guerre des monnaies" qui resulterait de ces mesures, les pays du G7 - Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni - ont publié mardi un communiqué dans lequel, tout en réaffirmant qu'ils laissaient au marché le soin de fixer librement les taux de change, ils jugeaient que leur "volatilité excessive" était négative.

"Nous sommes tous d'accord sur le fait que nous refusons d'entrer dans une quelconque guerre des monnaies", a répété samedi le ministre français des Finances Pierre Moscovici.

"Nous refusons toute forme de pression sur la BCE (Banque centrale européenne, ndlr) mais nous souhaitons une approche coopérative", a-t-il insisté.

"Je pense que le communiqué du G7 a eu un effet positif et que le G20 va confirmer cela", a-t-il poursuivi.

Vendredi soir, M. Moscovici avait estimé que ce message lui semblait "de nature (...) à permettre un rééquilibrage progressif, et que les différentes parités monétaires, dans les temps qui viennent, reflètent de manière plus précise, plus étroite, les fondamentaux économiques".

gmo/fff/ros