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16/02/2013 03:50 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Bahreïn: quatre suspects arrêtés après une attaque armée contre la police

Les autorités bahreïnies ont annoncé samedi l'arrestation de quatre suspects après une attaque armée qui a blessé quatre policiers, dont un officier, lors de troubles nocturnes dans un village chiite.

Ces troubles ont éclaté vendredi soir lorsque des protestataires ont bloqué des axes routiers près de Manama après un rassemblement de l'opposition, au lendemain de heurts meurtriers marquant le 2e anniversaire du soulèvement animé par la majorité chiite dans ce pays du Golfe dirigé par une dynastie sunnite.

Dans un communiqué cité par l'agence officielle Bna, le ministère de l'Intérieur précise avoir "arrêté quatre terroristes en possession d'armes avec lesquelles ils ont tiré sur les forces de l'ordre à Karzakan".

Ces arrestations ont été opérées après une attaque contre les forces de sécurité lors de troubles dans ce village chiite, au sud-ouest de Manama.

Un officier et trois policiers ont été hospitalisés après avoir été blessés à Karzakan "par des tirs à la chevrotine de la part d'un groupe terroriste", a précisé le chef de la police, le général Tarek al-Hassan, dans un communiqué.

Les forces de sécurité ont "dû répondre aux tirs pour assurer leur défense", a ajouté M. Hassan sans préciser comment les tirs à la chevrotine pourraient provenir de protestataires.

Un jeune manifestant et un policier sont morts lors d'affrontements jeudi, jour anniversaire du soulèvement réclamant des réformes démocratiques à Bahreïn déclenché le 14 février 2011 et maté au bout d'un mois par les autorités.

Ce regain de tension intervient alors qu'opposition et gouvernement ont engagé le 10 février un dialogue dont la prochaine séance est prévue mercredi. La dynastie sunnite n'a fait aucune concession politique de fond à l'opposition qui veut des réformes démocratiques.

La répression de la contestation s'est soldée par 80 morts selon la Fédération internationale des droits de l'Homme. Plusieurs dirigeants de l'opposition ont été emprisonnés alors que les manifestations chiites ont continué à secouer le pays.

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