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15/02/2013 06:08 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Pour Paris, le feu vert de Bruxelles aux farines animales "tombe mal"

Le feu vert européen au retour de farines animales pour nourrir les poissons, "tombe mal" en plein scandale sur la viande de cheval écoulée dans des plats étiquetés pur boeuf, a estimé vendredi le ministre français de l'Agroalimentaire Guillaume Garot.

"Oui, ça tombe mal", a déclaré le ministre, interrogé sur la radio France Info, et en a appelé à la "responsabilité" des industriels.

Approuvé en juillet 2012 par les experts des Etats membres de l'Union européenne, le retour des farines de porc et de volailles pour nourrir les poissons d'élevage, interdites depuis le scandale de la "vache folle" dans les années 1990, sera autorisé à compter du 1er juin, a annoncé jeudi la Commission européenne.

"La France s'était prononcée contre cette disposition européenne", a indiqué le ministre, qui a rappelé que la disposition de Bruxelles ne rendait "heureusement" pas obligatoire l'utilisation des farines animales.

"Il faudra la mettre en oeuvre au plan français avec un véritable esprit de responsabilité de nos industriels", a-il ajouté.

Approuvée par les experts des Etats membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

L'utilisation des farines animales pour les ruminants est interdite depuis 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments pour tous les animaux de consommation.

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