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15/02/2013 06:11 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

M. Borg se veut rassurant sur le scandale de la viande faussement estampillée

Le scandale de la viande de cheval faussement estampillée boeuf est un problème d'étiquetage mais ne représente pas pour le moment une menace sanitaire, a souligné vendredi à Athènes le commissaire européen à la Santé, Tonio Borg.

"Jusqu'à maintenant, il ne s'agit pas d'une question de sécurité sanitaire de l'alimentation", a souligné M. Borg lors d'une conférence de presse. "Nous ne devons pas semer la panique", sauf nouveaux éléments, cette affaire "sera traitée comme une question d'étiquetage", a-t-il insisté.

Le Commissaire s'est prévalu de ce que l'UE ait "un des meilleurs systèmes de sécurité alimentaire au monde". "Nous avons les outils pour tracer tous les produits", a-t-il relevé.

M. Borg concluait une visite en Grèce, à l'ombre du scandale suscité en Europe par une fraude portant sur 750 tonnes de viande ayant servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de plats faussement estampillés vendus dans 13 pays européens.

L'affaire, qui a révélé la complexité commerciale du circuit suivi par la viande en Europe, avait pris jeudi une dimension sanitaire, au vu de tests effectués au Royaume-Uni ayant révélé dans six carcasses de chevaux la présence de trace de phénylbutazone, un anti-douleur proscrit dans l'alimentation.

Mais selon Paris, cette viande n'est pas entrée dans la chaîne alimentaire.

L'Union européenne a décidé de lancer une campagne de tests ADN dans tous les Etats membres et de confier à Europol la coordination des enquêtes judiciaires.

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