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15/02/2013 02:23 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Les shebab somaliens disent avoir tué un otage kényan, menacent cinq autres

Les insurgés islamistes somaliens shebab ont affirmé vendredi, dans un communiqué envoyé par courrier électronique, avoir exécuté un militaire kényan qu'ils retenaient en otage et ont à nouveau menacé de tuer cinq autres otages kényans.

"Les moudjahidines ont exécuté le soldat des KDF (Forces de défense du Kenya) mais il reste une chance de permettre la libération des cinq autres prisonniers", annoncent les shebab dans ce texte, sans qu'il soit possible de vérifier de façon indépendante la réalité de l'exécution.

Les islamistes somaliens ont menacé d'exécuter ces cinq autres otages sous trois jours, si le gouvernement kényan, dont l'armée les combat en Somalie depuis octobre 2011, ne satisfait pas leurs revendications.

Dans une vidéo publiée en janvier sur internet, ils avaient donné jusqu'au 14 février aux autorités kényanes pour libérer "tous les prisonnniers musulmans détenus au Kenya en vertu d'accusations de prétendu terrorime".

Dans cette vidéo, les islamistes somaliens, liés à Al-Qaïda, avaient montré deux hommes et la photo de quatre autres, présentés comme des otages kényans, sans qu'il soit possible de vérifier ces allégations.

Les shebab ont dans le passé affirmé détenir des soldats et fonctionnaires kényans, mais leur nombre n'est pas clair. Le Kenya a envoyé ses troupes dans le sud somalien après une série d'enlèvements, attribués aux shebab, en territoire kényan.

Le Kenya a depuis été frappé par une série d'attaques à la grenade et à la bombe que Nairobi attribue quasi-systématiquement aux shebab, bien que ceux-ci n'en n'aient revendiqué aucune.

Le contingent kényan a été intégré mi-2012 au sein de la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui a chassé, en août 2011, les shebab de Mogadiscio.

Depuis qu'ils ont été chassés de la capitale somalienne, les shebab, qui contrôlaient un temps l'essentiel du sud et du centre de la Somalie, ont perdu un à un tous leurs bastions, face aux offensives conjuguées de l'Amisom et d'un contingent éthiopien.

Ils contrôlent encore néanmoins de vastes zones rurales dans le sud et le centre somaliens.

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