NOUVELLES
15/02/2013 10:12 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Les autorités américaines veulent construire deux nouvelles prisons à Haïti

PORT-AU-PRINCE, Haïti - Le gouvernement des États-Unis envisage de bâtir deux prisons dans deux communes régionales d'Haïti, dans un effort de lutte contre une sévère surpopulation, des cas de maladie et des actes violents au sein du système carcéral du pays, a annoncé vendredi un responsable américain.

Carl Siebentritt, le directeur de la Section des affaires liées aux narcotiques de l'ambassade américaine, a écrit dans un courriel à l'Associated Press que les prisons seraient bâties dans les villes côtières de Petit-Goâve et de Cabaret.

Dans ce courriel, M. Siebentritt explique qu'en construisant de nouvelles prisons correspondant aux normes internationales en matière de droits de la personne, le département américain d'État tente de faire diminuer la surpopulation et de réduire des vecteurs de maladie et de violence.

Le bureau estime que le projet coûtera de 5 à 10 millions $ US, révèlent des documents publics.

Le pénitencier prévu à Cabaret, une ville à 32 kilomètres au nord-ouest de la capitale, enfermera des femmes et aidera à réduire la surpopulation d'une prison pour femmes dans la région de Port-au-Prince. La prison comptera 200 lits. Les installations comprendront également une fabrique de textiles qui emploiera jusqu'à 15 femmes, ainsi qu'un programme de formation.

La prison prévue à Petit-Goâve, à 70 kilomètres au sud-ouest de la capitale, contiendra 150 lits et remplacera une prison détruite en 2004 à la suite du renversement du président Jean-Bertrand Aristide.

Le projet s'inscrit dans un effort plus vaste, par des gouvernements étrangers et des groupes d'aide, dont le but est d'améliorer les conditions des prisons haïtiennes, décrites comme certaines des pires du monde.

Les prisons sont connues pour leur surpopulation et leurs mauvaises conditions sanitaires; les détenus se relaient souvent pour dormir en raison du manque d'espace.

Les installations surpeuplées sont symptomatiques d'un système de justice dysfonctionnel au sein duquel la majorité des prisonniers n'ont pas été reçus par un juge ou été reconnus coupables d'un crime.